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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:45


  Le Réseau (théâtre) et (CAP)* - la fabrique


ont le plaisir de vous inviter à la projection de

Lehaïm - à la vie !

d'après "Portraits Juifs" de Herlinde Koelbl paru chez L'Arche Éditeurs

dans une traduction de Bernard Chartreux et Bernard Bloch


Le dimanche 9 février 2014 à 15h à Cap Étoile


Durée de la projection : 3h. Nous partagerons un verre ou plus à l'entracte et à l'issue de la projection

Les énormités nauséabondes, dont l'ignominie le dispute à la bêtise et à la confusion mentale, qui circulent en ce moment à propos de l'extermination des juifs d'Europe   empestent "l'air du temps" et assombrissent le soleil. Elles rendent cette première projection de la captation de Lehaïm-à la vie ! encore plus nécessaire.

Réservation indispensable : adm.capetoile@gmail.com

Mise en scène et adaptation : Bernard Bloch


Collaboration Artistique: Martine Colcomb
Réalisation de la captation : Isabelle Rèbre
Montage : Anne Morin
 Mixage : Thomas Carpentier
Dispositif Scénique : François Duconseille
Costumes : Geneviève Humbert
Lumières : Christian Granara puis Luc Jenny
Régie générale : Marc Tuleu
Musique : Hubertus Biermann

Avec :  Paul Allio, Hubertus Biermann, Bernard Bloch, Philippe Dormoy , Jean-François La Bouverie, Hélène Ninerola, Evelyne Pelletier.

Cette captation a été tournée en avril 2007 au cours des représentations du spectacle éponyme à la Maison de la Poésie à Paris. Créé au Théâtre du Soleil en juin 2004, ce spectacle aura été joué 107 fois jusqu'au mois de mai 2007. Par sa force politique et philosophique, par la puissance et la diversité des personnalités auxquelles il redonne la parole*, il est un de ceux qui nous tiennent le plus à coeur.
Il nous aura fallu tout ce temps pour finaliser la réalisation du DVD qui sera mis en vente à partir du 9 février 2014 au prix de 15 €. Pour l'acquérir si vous ne pouvez vous déplacer le 9, il suffit de prendre contact par mail avec Valentine Spindler : reseau.diffusion@yahoo.fr.

*Gitta Alpar, Bruno Bettelheim, Erwin Chargaff, Cordelia Edvardson, Emil Fackenheim, Hans Jonas, Bruno Kreisky, Yeshayahou Leibovitz, Erika Landau, Marcel Reich-Ranicki,Curt Siodmak, Alexander Trauner,Georg Stefan Troller, Simon Wiesenthal.
 
Production : Le Réseau (théâtre) avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, l'Adami, Arcadi.

Le spectacle a été joué au Théâtre du Soleil à Paris, au Théâtre 18 à Paris, au Forum de Blanc-Mesnil, à la Comédie de Genève, à La Filature, Scène Nationale de Mulhouse, au Maillon à Strasbourg, au Théâtre Berthelot à Montreuil, au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier, à la Scène Nationale de Fécamp, au Théâtre des Deux Rives à Rouen et à la Maison de la Poésie à Paris. 

 

 
(Cap)*- la fabrique
10 rue Vaillant
93100 Montreuil
Métro : Ligne 9- Croix de chavaux-Sortie Place du Marché
 
Adhésion/PAF : 1 euro
Adhésion de soutien : 8 euros et plus...

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

 

Le Cartel & (CAP)* - la Fabrique
ont le plaisir de vous convier aux représentations de
 

Rose is a rose is a rose is a rose
de Ivana Sajko
traduit du croate par Sara Perrin-Sarić, Anne Madelain et Milo Lazin

du 23 au 26 Janvier

Jeudi 23, vendredi 24 : 20h30 - Samedi 25 : 16h00 et 20h30 - Dimanche 26 : 16h00


Mise en scène  de Philippe Lanton
Scénographie d’Yves Collet

Avec
Evelyne Pelletier, Emilie Prévosteau, Bernard Bloch,
Romain Duteil, Olivier Renouf, Thomas Caillou (guitare), François Sardi (plasticien sonore) et la voix off d’Ivana Sajko

ILS ONT FAIT L’AMOUR COMME S’ILS SE BATTAIENT

Dans ce poème fragmenté de 2008, composé comme une partition musicale, Ivana Sajko raconte une histoire d'amour sur une nuit, avec en arrière plan, la violence, les banlieues où règnent l'ennui, la guerre et le monde. Cette femme qui parle, ou peut-être ces voix de femmes qui nous hantent, raconte ce que nous sommes aujourd'hui, ici et maintenant entre désespérance et désir, entre un monde qui s'achève et un autre en devenir...

 

Théâtre Berthelot du 23 au 26 janvier 2014
6 Rue Marcellin Berthelot  93100 Montreuil –

Métro Croix de Chavaux (L9). Tel : 01 41 72 10 35
Jeudi 23, vendredi 24 : 20h30 - Samedi 25 : 16h00 et 20h30 - Dimanche 26 : 16h00

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 10:52

(CAP)* La Fabrique vous convie à

un travail en cours (Film en cours ) 

 

Mamadou dans le tiroir

de Anne Morin et Jean-Philippe Urbach 

Dimanche 19 janvier à 17h

 

 

Tout a commencé avec l’histoire des petits tiroirs : À la fin de notre premier rendez-vous, la psychologue avait levé  les mains devant ses yeux et fait mine d’ouvrir des tiroirs imaginaires. Sur le ton condescendant qu’elle avait choisi depuis le début de notre conversation, elle avait lentement conclu : « Alors… aujourd’hui… on a ouvert plein de petits tiroirs, hein ? On a posé beaucoup de questions… on a soulevé des problématiques… on a imaginé. Ce que je vous propose, c’est de regarder à nouveau dans tous ces petits tiroirs… d’y réfléchir, d’en discuter entre vous et… On se revoit dans 6 mois, hein 

 


(Depuis trois ans déjà, j’avais eu beau tirer sur mon propre tiroir, aucun polichinelle n’en était sorti, ce qui nous faisait grand peine à Jean-Philippe et moi. Aussi, avions-nous décidé d’adopter un enfant)

 

Aussitôt rentrée à la maison, j’avais crayonné cette petite bonne femme à trois boucles et sac à dos qui tire sur son tiroir. C’est ainsi que nous avons commencé notre journal de cette adoption. 

Trois ans plus tard, nous serions heureux de vous retrouver autour de ce film en fabrication, de vous en montrer quelques images et d'en discuter ensemble.

 

L’idée des travaux/films en cours est d’inviter un(e) cinéaste à venir présenter son projet en cours d'écriture. A partir d'extraits de rushes et de ses premières pistes de réflexion, l'idée est d'échanger autour des questions de cinéma (et autres) soulevées par l'élaboration du projet proposé. Au plaisir de vous retrouver nombreux !

 

(CAP)* est une Coopérative Artistique de Production, qui rassemble des artistes de différentes disciplines : Dominique Aru (Cinéaste), Bernard Bloch (Le Réseau Théâtre), Evelyne Pelletier (Comédienne), Philippe Lanton (Metteur en scène/le Cartel), Olivier Renouf ( Danseur-Chorégraphe), Isabelle Rèbre (Auteure et cinéaste).

 

(Cap)* 

10 rue Edouard Vaillant

93100 Montreuil

Métro : Ligne 9- Croix de chavaux

adm.capetoile@gmail.com 

Adhésion/PAF : 1 euro. Adhésion de soutien : 8 euros et plus... 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:36

(CAP)* La Fabrique

vous convie à

untravail en cours (Film en cours ) :

"Edouard, mon pote de droite # 1"

de Laurent Cibien

Dimanche 8 décembre à 17h

 

Dans quelques semaines, je commence le tournage de mon prochain film documentaire: j'ai l'ambition de réaliser un film intimiste au coeur d'une campagne électorale, celle du maire UMP du Havre, Edouard Philippe, en lice pour sa réélection, ou plutôt son élection. "Intimiste", parce que je connais Edouard depuis 25 ans, que je le filme depuis 10 ans, et que ce film est un premier épisode d'un projet bien plus vaste: documenter sur la très longue durée la carrière d'une personnalité politique. J'espère parvenir à mettre à jour l'essence du pouvoir, ce qui motive profondément quelqu'un dans son désir "d'avoir les manettes". L'exercice va être difficile: comment filmer un adversaire (politique) qui est aussi un ami ? Comment mettre en scène notre relation? Comment trouver la bonne distance et ne pas devenir un pion dans une stratégie de communication?

Laurent Cibien.

 

Dans la série des travaux en cours, (CAP)* inaugure

un nouveau rendez-vous : Films en cours

 

Un(e) cinéaste vient présenter son projet en cours d'écriture. A partir d'extraits de rushes et de ses premières pistes de réflexion, l'idée est d'échanger autour des questions de cinéma (et autres) soulevées par l'élaboration du projet proposé. Au plaisir de vous retrouver nombreux !

 

(CAP)* est une Coopérative Artistique de Production, qui rassemble des artistes de différentes disciplines : Dominique Aru (Cinéaste), Bernard Bloch (Le Réseau Théâtre), Evelyne Pelletier ( Comédienne), Philippe Lanton ( Metteur en scène/le Cartel), Olivier Renouf ( danseur Chorégraphe), Isabelle Rèbre ( Auteure et cinéaste).

 

(Cap)* 

10 rue Edouard Vaillant

93100 Montreuil

Métro : Ligne 9- Croix de chavaux

adm.capetoile@gmail.com

Adhésion/PAF : 1 euro

Adhésion de soutien : 8 euros et plus...

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:40

CAP Etoile/La Fabrique 

 

Atelier Prométhée

 

Notre atelier pluridisciplinaire autour du mythe de Prométhée existe depuis janvier 2012. Une quinzaine de personnes, à raison de trois heures par semaine, explorent ce mythe en empruntant des chemins variés avec les artistes de la coopérative. De septembre à décembre, nous proposons de partager des temps de cette recherche avec le public.

 

Nous vous convions donc à une restitution/perforamnce d’atelier en cours :

 

Lundi 25 novembre 2013 à partir de 20 heures 30 –

Prométhée les yeux bandés

 

Les yeux bandés on ne voit pas.

Quand on ne voit pas, on a pas le choix

On ne peut que se laisser guider dans l'obscurité.

Petit à petit une lueur apparaît

On discerne des morceaux de corps

Des fragments de paysages

La lumière se fait plus forte,

Le jour est là et le choix aussi.

 

 

Au plaisir de vous retrouver pour cette occasion !


 

Dominique Aru, Bernard Bloch, Philippe Lanton, Evelyne Pelletier, Isabelle Rèbre et Olivier Renouf.

                                                            


Le mythe de Prométhée

 

Le Titan Prométhée révolté contre Zeus, vole à l’Olympe la maîtrise du feu pour la donner aux hommes : ils accèdent ainsi à l’autonomie et ne vont pas tarder à vouloir se surpasser et à rentrer en concurrence avec les dieux. Zeus punira Prométhée d’un supplice éternel pour avoir trop aimé les êtres humains. Et il punira les hommes en leur envoyant la jarre de Pandore qui contient tous les malheurs des hommes : la maladie, la mort, le vieillissement… et l’espérance qui seule évitera aux hommes de sombrer dans le désespoir.

 


CAP Etoile/La Fabrique 

10 rue Vaillant

93100 Montreuil

06 75 41 99 05

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 22:28

(Cap)*- La fabrique

a le plaisir de vous inviter à la projection de :
Ricardo cavallo ou le rêve de l'épervier

un film de Isabelle Rèbre

produit par Senso Films et A Gauche en Montant Production
Dimanche 1er décembre à 18h

à l'occasion de la sortie d'un livre/DVD chez P.O.M Films-Editions de l'Oeil

 

Cavallo-rocher-copie-3.jpg

 

 

 

Ricardo Cavallo, peintre argentin, s'est installé dans le Finistère il y a dix ans. Quelle que soit la couleur du ciel, Cavallo plante son chevalet dans une sorte de bout du monde face à l'océan ou au pied du viaduc de Morlaix. Et si, à travers ces paysages, il cherchait à retrouver des traits connus, un passé enfoui ? Peut-être, que tous ces décors, ces paysages ne sont là que pour mieux cacher un visage qui est au centre de sa cathédrale...

 

 

 

(Cap)*
10 rue Vaillant
93100 Montreuil

Métro : Ligne 9- Croix de chavaux

Réservation indispensable : adm.capetoile@gmail.com
Adhésion/PAF : 1 euro
Adhésion de soutien : 8 euros et plus...
 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:03

(CAP)* - la fabrique 

vous convie

 Dimanche 17 Novembre à 17 heures 

À la lecture de

La Mate

   de Flore Lefebvre des Noëttes

  

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 C’est l’histoire d’une famille dans les années soixante, famille nombreuse militaire catholique,  dont le père  était maniaco-dépressif,  la mère tenue malgré tout d’élever ses 10 enfants qu’elle eut de lui  en plus des trois filles qu’il eut d’un premier mariage.  Les aînés les appelaient : «Le Pater » et « la Mater » ou : « le Pate et la Mate ». Faire « Pate » ou faire « Mate » sont deux figures finales du jeu d’échec.

 

CAP ÉTOILE - la fabrique 

10, rue Edouard Vaillant 93100 Montreuil

Métro Cx de Chavaux, lg 9, sortie Place du marché

Adhésion-Paf : 1 €

Adhésion de soutien : 8 € et plus

 

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 18:04

  (CAP)* - la fabrique

vous convie à rencontre autour de la projection de

 
Logique de la peur
un film de Camille Robert

Le jeudi 14 novembre 2013 à 19h30

 

 

"En Israël, je me suis étonnée des normes et tabous qui régissent le pays. Les Israéliens sont par ailleurs très peu médiatisés en Europe et leur image reste actuellement trouble. J’ai essayé dans mon film de représenter la jeunesse israélienne avec douceur et respect. Je me suis efforcée de comprendre d’où venait cette peur, comment et pourquoi se fabriquaient les tabous, pourquoi les Israéliens ne parlaient jamais des questions palestiniennes. « Logique de la Peur » montre qu’il reste beaucoup de chemin à faire entre les deux communautés, Israélienne et Palestinienne mais on y découvre une jeunesse commençant à s’interroger sur l’armée obligatoire, ses conditions de vie, le pouvoir de son gouvernement". Camille Robert
 
La projection sera suivie d'une discussion. Camille Robert est née dans le Gers en 1981. Diplômée de l’Ecole Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse (ESAV) elle vit et travaille à Paris.

 

 

 
(CAP)* - la fabrique
10, rue Edouard Vaillant 93100 Montreuil
Métro Cx de Chavaux, lg 9, sortie Place du marché
Adhésion-Paf : 1 €
Adhésion de soutien : 8 € et plus

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 19:05
FUCK AMERICA d'après le roman d'Edgar Hilsenrath
Une production du Réseau (Théâtre) - compagnie conventionnée Drac Ile de France
Adaptation : Vincent Jaspard
Mise en scène collective de Vincent Jaspard, Thomas Carpentier(musique), Bernard Bloch et Corinne Fischer
Lumière : Luc Jenny
 

Lien teaser : https://vimeo.com/66019632
REVUE DE PRESSE DU SPECTACLE


FUCK AMERICA

La Terrasse - Publié le 18 novembre 2013 - N° 214

 
Une mise en scène concise et percutante signée Bernard Bloch, Thomas Carpentier, Corinne Fischer et Vincent Jaspard, mettant en œuvre une remarquable synergie entre écriture et théâtre.  
L'’Amérique, Terre de libertés et Terre promise que de nombreuses familles juives ont voulu rejoindre à la fin des années trente. Comme la famille Bronsky en novembre 1938, qui envoie sa demande de visa au Consul Général des États-Unis d’Amérique : réponse négative, quotas « subtilement calculés » obligent. Le délai  d’attente sera finalement de treize ans. Soit six millions de juifs massacrés plus tard. C’est donc en 1952 que Jacob (le fils) et sa famille aperçoivent enfin la Statue de la Liberté, et Fuck America raconte la difficile adaptation au Nouveau Monde ; Jacob connaît la précarité, et décide d’écrire un roman « basé sur des faits réels ». Dans un style percutant, cru et amer, il évoque le monde du travail, les bars, la cafétéria des émigrants à l’angle de Broadway-86e rue, l’écriture, les femmes, la libido, le sexe : Jacob Bronsky écrit pour laisser affleurer le vivant alors que la mort a tout emporté, jusqu’à ensevelir un monde dévasté sous l’oubli. L’histoire du narrateur est aussi celle de l’auteur juif allemand Edgar Hilsenrath (lire aussi Le Nazi et le Barbier). Jacob fait part de  son projet d’écriture : « Prose économe, concision extrême, mots justes, phrases comme des squelettes, nettoyées, sans chichis, phrases qui tapent dans le mille ». 

Magistrale tenue du jeu théâtral

La grande réussite de la mise en scène proposée par Bernard Bloch, Thomas Carpentier (musicien installé à jardin), Corinne Fischer et Vincent Jaspard consiste à transposer à la scène avec talent cette ambition littéraire. Percutant, concis, ironique, travaillant le décalage dans le détail foudroyant plutôt que dans la profusion : le théâtre est ici un écho formidable à cette écriture décapante et burlesque, qui balaie les bons sentiments et les clichés. Trois comédiens, trois tabourets, un musicien et des lumières : la magistrale et implacable tenue du jeu théâtral, extrêmement net et précis, suffit pour donner vie et corps au monde de Jacob Bronsky. C’est sans bavures, parfois très drôle au cœur des difficultés de Jacob. Ce parti pris radical n’oblige pas les comédiens à extérioriser et à caractériser outre mesure : au contraire, un haussement de sourcil, un sourire carnassier, un regard de biais ou un geste peuvent être révélateurs. Bernard Bloch est époustouflant. Et adapter ainsi Hilsenrath au théâtre rend justice à sa volonté de laisser malgré tout la vie se dresser tant bien que mal, à son humour féroce et à son talent littéraire.

Agnès Santi

 



 

 


 

 

 

LUNDI 8 AVRIL 2013 L'Humanité


 

La chronique  

THEATRE 

DE JEAN-PIERRE LEONARDINI 

 

 

Edgar Hilsenrath (né en Allemagne en 1926), depuis les ghettos durant la guerre 

jusqu’à New York via Israël, a réuni ses expériences dans des romans qui lui ont 

valu une gloire tardive. Parmi ceux-ci, il y a Fuck America.  

Cela permet à Bernard Bloch, Corinne Fischer, Vincent Jaspard (qui signe 

l’adaptation) et Thomas Carpentier au violon, d’offrir une heure et quart de saillies 

tragi-comiques où la question juive – jusqu’en ses plus épouvantables 

conséquences – est abordée de long en large, le plus souvent sous l’angle de 

l’humour vache. Parler cru venu de la rue new-yorkaise, situations scabreuses, 

cinéma permanent de l’obsession sexuelle, humour juif, pour le coup pas piqué des 

vers : les interprètes se régalent à changer de peau en un clin d’œil avec toute pour 

assise un tabouret chacun.  

C’est fortiche et drôle. Terriblement. 

 

 

Du 5 au 29 avril 2013 au Théâtre de la Girandole (Montreuil).  

Rés. : 01 48 57 53 17 – www.girandole.fr 

 

 

 


 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/fuck-america-134020?var_hasard=122711128251651e2b3902f 

 

mercredi 10 avril 2013 

Fuck America 

 

par Aurélien Péréol 

 

Adaptation théâtrale du roman d’Edgar Hilsenrath par Vincent Jaspard, 

mise en scène et jeu Bernard Bloch, Thomas Carpentier (violoniste), 

Corinne Fischer et Vincent Jaspard. Théâtre de la Girandole, à 

Montreuil, jusqu’au 29 avril. 

Voici un spectacle d’une simplicité biblique, 

si j’ose m’amuser d’entrée de jeu. Trois 

tabourets. Trois comédiens (deux hommes, 

une femme) et une multitude de 

personnages. Jacob Bronsky est fixe : c’est 

son histoire qu’on raconte. Fixe mais double, 

un comédien quand il est jeune, un autre 

quand il est vieux. 

Dès le début, des lettres d’un cynisme 

impossible traitent d’une détresse des plus 

tragiques : un commerçant juif à qui les 

Allemands nazis ont pris le stock, brûlé les 

murs, violé la femme, écrasé les testicules 

demande de l’aide pour fuir le pays vers 

l’Amérique. Le Consul lui répond huit mois 

plus tard dans un langage cru que tous ces juifs qui veulent émigrer en 

Amérique « l’ennuient » profondément, avec d’autres mots que je n’oserais 

écrire. 

Le ton est donné : du burlesque pour ce génocide terrifiant qu’est la shoah. Il 

n’y a pas de pitié, pas de victimes innocentes, ni de bourreaux parfaits, pas 

de peuple comme un seul homme mis à mort froidement. Il y a juste des 

humains sans grâce qui doivent vivre et survivre, coûte que coûte. Dans 

l’effort souffrant et la drôlerie de pantins. Une forme de respect paradoxal. 

Jacob Bronsky gardera des USA un sentiment de rejet fort, sans doute suite 

à ce manque d’accueil. A moins que ce soit le contraire, que son dégoût pour 

l’Amérique lui ai fait écrire ces lettres odieuses. Il se retrouve néanmoins 

exilé à New-York où sa vie est une vie de misère, de petits boulots et de gros 

culots, au milieu des clodos, des putes et des maquereaux. Il répond 

souvent : « je ne sais pas, » ou « ça je le sais, »… avec un air de dire 

« pourquoi vous me parlez de ça ? »… Il n’entame pas souvent la rencontre.  

 

 


Théâtre du Blog

 

Fuck america 

Posté dans 28 novembre, 2012 dans critique. 

Fuck America, d’après le roman d’ Edgar Hilsenrath, adaptation de Vincent Jaspard, mise en espace 

collective de  Corinne Fisher, Bernard  Bloch et Vincent Jaspard. 

C’est l’histoire de son auteur, Edgar Hilsenrath, né en 26 à Leipzig dans une famille juive de commerçants 

aisés, qui n’a pu émigrer aux Etats-Unis qu’en 1953: il avait attendu son visa depuis 39! 

Jakob Bronsky, le narrateur a réussi, comme lui,  à survivre au génocide, après s’être réfugié en Roumanie 

où il avait de la famille, puis en Israël. Ensuite  parti pour New-York, il y survivra de petits boulots. 

Bronsky, est tourmenté par l’envie d’écrire mais  n’y  arrive pas. C’est un peu l’histoire d’Edgar 

Hilsenrath qui eut des difficultés à faire éditer son premier roman La Nuit que nombre de maison 

d’éditions refusèrent à cause de la crudité du texte où il raconte son expérience de survivant du ghetto 

après sa libération en 44 par l’armée soviétique. 

Son deuxième roman Le Nazi et le Barbier fut refusé par plus de soixante éditeurs  allemands! Un petit 

éditeur de Cologne, Helmut Braun, lui  le publia en 77 avec succès  puis le roman  fut édité à 200.000 

exemplaires puis traduit  en  seize  langues… Hilsenrath habite maintenant Berlin. 

  Bronsky, pour achever  Le branleur, un récit de sa vie,  rentre donc  en Allemagne son pays natal, où, 

après une psychanalyse réussie, il arrive enfin  à se faire éditer et à connaître le succès. Trois acteurs se 

partagent une vingtaine de  personnages. Bernard Bloch interprète, avec un accent inimitable, Jacob 

Bronsky devenu vieux, et  des Allemands, Juifs ou non. Vincent Jaspard, lui, joue Bronsky, jeune et 

tourmenté par le sexe. Quant à Corinne Fisher, elle incarne tous  les personnages féminins. 

C’est une  intelligente mise en espace qui augure bien de sa prochaine création et qui permettra de faire 

connaître davantage Hilsenrath. 

Edith Rappoport 

Fuck America se créée au Théâtre de la Girandole  à Montreuil du 5 au 29 avril. 

L’œuvre d’Edgar Hilsenrath est éditée chez Fayard, Albin Michel. Chez Attila pour Nuit et Fuck America, 

et pour Le Nazi et le Barbier. 

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 17:11

Cap Etoile et le Réseau Théâtre


ont le plaisir de vous annoncer la reprise de

 

Fuck America


d'après Edgar Hilsenrath

du 1er au 24 novembre 2013 

Théâtre de la Girandole à Montreuil.
4 rue Edouard Vaillant

L9- Métro Croix de Chavaux



Les représentations ont lieu du samedi au mardi à 20h30, le dimanche à 16h + 2 représenattions supplémentaires les vendredis 1er et 22 novembre à 20h30

Lien Teaser : https://vimeo.com/66019632

 Du 1er au 5 novembre, vous pouvez bénéficier d'un tarif de 9 € pour deux personnes dans la mesure des places disponibles. Ensuite, le prix des places est de 9, 12 ou 15 € .

Il est indispensable de réserver (50 places !) au 01 48 57 53 17 ou à www.girandole.fr

ou auprès de Valentine Spindler 06 62 08 61 25


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