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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 15:11

 

(CAP)* La Fabrique

 

PROJET PROMETHEE 2013

 

COMPTE RENDU N°2

 

Séance du 18/03/13

 

 

 

Séance dirigée par Dominique Aru et Evelyne Pelletier :

 

Dominique et Evelyne ont préparé une séance ayant pour fil conducteur le mot « Révolte », en référence au texte de  « L’homme révolté » de Camus et pour mettre un focus sur l’acte de révolte de Prométhée.

 

Matériau : le texte « Prométhée enchaîné » d’Eschylle

 

Présence d’Olivier Renouf une partie de la séance.

 

Présents : J-M. J. P. J. K. A.

V. A. M. J. M.

Nouvelles personnes : M. B. C.

 

I – Exercices en cercle :

- Une respiration commune suivi d’un exercice de rassemblement et de concentration.

- Une traversée de cercle où à partir de la proposition d’un geste répétitif d’une personne, une seconde personne reprend ce geste et va progressivement le transformer et en faire un geste personnel qu’il va proposer à son tour à une troisième et ainsi de suite.

Dans un deuxième temps, aux gestes, on ajoute un son qui se transformera également. 

 

 

 

II – La Machine Infernale : 

En proposant cet exercice, D et E souhaitaient mettre en place un cadre qui puisse susciter un sentiment de révolte pour les personnes constituant la Machine.

Division en deux groupes : un groupe acteur, un groupe observateur.

 

            1 - Les uns après les autres – un geste, un son -  en lien les uns avec les

               autres pour construire une machine et ses rouages. (mécanique, fluide,  

               …en essayant de visualiser une action concrète)

           

2 -  1er groupe : Un des rouages désigné, transforme son geste en gardant le même son , ce qui va progressivement influer sur les autres et transformer la machine dans sa globalité.

2ème groupe : Celui qui le souhaite change son geste.

 

            3 -  Chacun doit dire un mot à la place du son. Toujours le même

 

            A aucun moment la machine ne doit s’enrayer, ni s’arrêter.

 

            4 – Impulser un ordre : - de vitesse, le cadre, d’arrêt/redémarrage,

           ampleur du geste.

          

           5 -1er groupe : Impulser un mot à chacun (les maux (mots) de la boîte de

            Pandore) : méchanceté, Violence, maladie, misère, famine, souffrance,

            chômage….

            2ème groupe : les mots sont donnés de façon globale, ils se l’approprient

            ou non, le transforment selon leur choix.

 

           6 – Ier groupe : Les lumières sont baissées jusqu’à extinction complète.

                 2ème groupe : Son d’alarme – et extinction des lumières. On demande  

                 au premier groupe de trouver une façon d’intervenir pour provoquer

                 un mouvement de révolte.

 

7      – Retour (parole) après le deuxième groupe.

 

L’exercice va durer assez longtemps pour chaque groupe,  (1/4heure par groupe environ) ce qui provoque une fatigue dans l’exécution, une forme d’épuisement.

 

Dans un premier temps on constate que chaque groupe s’est positionné dans le cadre dessiné au sol alors que nous n’en avions absolument pas parlé avant l’exercice.

Chaque groupe à garder sa mission, faire que la machine continue quoiqu’il arrive, malgré la fatigue, les doutes, les bruits d’alarmes, les noirs, ou les interventions extérieures de l’autre groupe qui avait choisit la moquerie par les rires pour les faire réagir.

 

Voici quelques remarques notées pendant  le temps de retour :

-      Ca parait plus court quand on est dedans.

-      J’en avais marre.

-      C’est un moment d’abandon, c’est agréable.

-      On est en transe.

-      On est porté, on se laisse embarquer.

-      On cherche à en faire plus.

-      Le sentiment d’être une partie d’un tout.

-      Je cherchais à m’accorder.

-      On passe d’une conscience à l’autre. Si on a conscience de l’ensemble on se perd.

-      Je n’ai travaillé qu’à l’oreille pour être en rythme.

-      J’ai eu envie de Révolte dans les mots.

-      Les mots ont tout changé.

-      C’était cohérent  et à la fin, infernal. J’avais envie de vous aider, de vous arrêter, mais je ne l’ai pas fait.

-      Le fait de ne plus réfléchir, c’était génial.

-      On était soudé pour continuer.

-      Même dans le noir, la machine avant tout.

-      Ce qui m’a gêné c’était d’être au bord du cadre, j’avais peur de tomber.

-      Je voulais être dans le cadre.

-      Les visages se transformaient.

-      Il fallait tenir coûte que coûte.

-      Quand il y a eu les rires cela m’a transformé.

-      Moi cela m’a inquiété.

-      « On ne peut pas quitter la machine »

-      Dans l’obscurité, il y a eu un changement de rythme, je me suis demandée, mais la machine continuait.

-      Si quelqu’un s’arrêtait, je ne suivais pas. Je voulais entendre l’arrêt des chefs.


 

III - Phrases de Promtéthée d’Eschylle :

 

        Chacun reçoit  un extrait du Prométhée enchaîné d’Eschylle.

        Chacun va choisir une place dans la salle et va figurer le supplice de

Prométhée. Représentation symbolique de l’enchaînement et de la             torture.

 

          Dire le texte dans un premier temps en le chuchotant pour soi – puis le

         dire à l’écoute des autres chacun son tour  de plus en plus fort  - plusieurs

         fois.

 

 

 

Des photos ont été prises par Ol. pendant l’exercice des Machines et de Prométhée.

 

IV – Projection d’extraits de « LES TEMPS MODERNES » (1936) de Charlie Chaplin. (Les 17 premières minutes du film).

 

L’idée étant, à partir de cet exemple, de replacer l’exercice qu’ils ont éprouvé dans un contexte plus large et plus contemporain (l’automatisation et l’incidence sur la pensée et le corps) et de faire le lien avec le cinéma.

Voir comment le personnage Charlot essaye de s’intégrer au système, en souffre, se révolte contre, et s’en libère.

 

Deuxième extrait pour le plaisir : numéro de chant de Charlot (première fois où l’on entend la voix de Chaplin dans un de ses films…). Il aura résisté jusque là au parlant.

 

 

 

 

 

 

(CAP)* La Fabrique

 

PROJET PROMETHEE 2013

COMPTE RENDU N°3

 

Séance du 25/03/13 

 

Séance dirigée par Dominique Aru et Evelyne Pelletier :

 

Dominique et Evelyne ont préparé la séance dans la continuité de la précédente sur l’idée de : « Qu’est ce qui nous révolte ! » 

 

Matériau : Film : « Métropolis » de Fritz Lang (1927)

                  Texte  Extrait de « L’été » d’Albert Camus (1954)

 

Divers : Nous avons émis l’idée, de faire un dossier avec les textes travaillés que nous laisserions dans la salle de réunion ou dans le bureau de CAP*.

 

Présents : J- M, J. K. M. A. V. A.

Nouvelle personne : D. (qui est venue après avoir vu l’affiche sur la porte).

 

Adhésion : M. se décidera définitivement la semaine prochaine, elle a demandé à bénéficier du tarif réduit. Elle reçoit actuellement une pension d’invalidité.

 

Prochaine séance : A. a prévenue qu’elle serait en retard pour la prochaine séance .

 

Nous commençons avec plus d’un quart d’heure de retard.

 

1 – Nous avons distribué un extrait du texte « Prométhée enchaîné » d’Eschyle

Que nous avions travaillé partiellement la semaine précédente. (joint)

 

2 -  Nous avons visionné un extrait  de « Métropolis »  –         

Cet extrait a permis de mettre en parallèle les images de Fritz Lang et le mythe de Prométhée.

Quelques réflexions : - C’est hyper-moderne

                                   - Cela m’évoque les mineurs qui descendaient et ceux qui

                                     remontaient. Je supporte mal cette image.

                                   - L’homme n’est plus que de la chair humaine.

                                   - le sacrifice des hommes pour le profit d’un.

                                   - Cela montre l’uniformité des hommes.

                                - Cela fait penser au camp d’extermination.

 

 

3 -  Lecture d’ un extrait de « L’été » d’Albert Camus (publié1954) (joint).

Le titre de l’extrait : « Prométhée aux enfers » p37-42 (écrit en 1946)

 

Dispositif :–  un  grand carré  de chaises dans la salle –

Tous Assis, chacun, à tour de rôle, se lève et lit une phrase du texte.

Le principe étant de le faire entendre aux autres au-delà d’une simple lecture.

En donner le sens, respecter la syntaxe  et le diriger vers un auditoire, essayer de suivre le fil de la pensée de l’auteur.

Dominique enregistre toutes les phrases.

 

Un travail exigeant qui a demandé beaucoup de temps.

 

3 – Articles de journaux : « Ce qui nous révolte ».

On a constitué deux groupes de 4 personnes.

A partir d’extraits d’articles de journaux qu’ils ont tirés au sort, ils ont préparé une improvisation. Il s’agissait de prendre appui sur l’article pour imaginer une situation originale, parallèle ou partir de l’histoire et la détourner.

 

Il ne restait qu’une demi heure – ils ont eu 10mn de préparation et ont présenté leurs improvisations.

 

Sujets d’impros (Dominique peux tu insérer les sujets d’impros, en mettant peut-être en couleur ou en gras les deux thèmes tirés.)

 

Le premier groupe : (J. D. M. A.) ont eu des difficultés a se décider et surtout à se mettre d’accord. Ils sont finalement restés très près des données de l’article : Une femme se fait voler son sac dans la rue, super héros arrive et retrouve le sac de la femme, un témoin se demande qui est ce héros masqué (Zorro). 

Le deuxième groupe : ( V. J-M. A. K.) a transposé , en plaçant la situation dans un lieu de prière, et permettant ainsi à l’un deux d’être l’élément perturbateur (avec une référence aux femen) , l’un des personnages priant ne cédait pas à la provocation alors que le second se laissait emporter dans le mouvement de révolte. Entre-temps , ils avaient fait appel au « curé » qui ne pouvait gérer la situation au vu de son état d’hébriété.

 

Il nous a manqué du temps pour développer le travail. C’était pour eux une première tentative d’improvisation parlée à  préparer ensemble et cela aurait mérité plus de temps.

 

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(CAP)* La Fabrique

 

PROJET PROMETHEE 2013

 

COMPTE RENDU N°4

Compte-rendu séance du 8 avril

 

 

Présents : V, J-M. M. J. D. S. M-J. P. A. K.

S. qui est une amie de D. est là pour la première fois. 

 

La séance est animée par Philippe et Isabelle autour de l’idée du feu. Puisque Prométhée apporte le feu aux hommes, nous choisissons de faire une séance autour du feu : le feu qui éclaire, réchauffe, permet de cuire les aliments, etc….La séance est construite en plusieurs parties autour de plusieurs veillées.

 

1.   Echauffement.

 

2.   installation en cercle, comme pour une veillée. Pour faire lien avec les séances précédentes, Isabelle lit un texte qu’une participante à l’atelier, B. avait envoyé en février : elle avait participé à la première séance animée par Evelyne et Bernard, puis comme elle travaillait sur Prométhée, a décidé de ne plus revenir pour ne pas interférer dans son travail. Dans ce texte, elle revient sur la phrase de Platon. ( Cf le texte en PJ) Nous commençons en pleine lumière, puis la lumière baisse progressivement. Des bougies sont allumées et la lecture du texte se finit à la lumière de deux bougies.

 

3.   Impro : Philippe fait l’obscurité dans la salle et propose à chacun d’explorer les sensations ressenties dans le noir : il est possible de se déplacer, de marcher ou de rester immobile. Une faible lumière pénètre par la fenêtre : la salle est baignée par une obscurité inégale. Par moment, Philippe envoie un faisceau lumineux avec une lampe de poche. Le temps dans l’obscurité dure environ 10 à 15 minutes. La lumière revient progressivement.

 

4.   Deuxième veillée : on se raconte les sensations ressenties :

Retranscription de l’échange. ( à noter que tous (hormis  Janine et Pascale) parlent très facilement.

 

Dom : Agression quand la lumière est revenue. On était bien dans la pénombre. Plein de pensées qui viennent. J’aime la pénombre. Chouette la rouée dans le toit

 

M-J : Impression d’être sur un bateau : ça me faisait rêver. Certaines personnes on aurait dit des fantômes et d’autres des sentinelles. Qd tu as allumé : plus de chaleur

 

M. : le retour de la lumière = chaleur du soleil

 

J-M Comme dans une forêt , bruits de la forêt. Selon zone éclairée. On aurait pu croire être tapis, des bêtes féroces. Pas noir total car lune au-dessus de nous. Le noir ça calme : sensation de voir le jour se lever qd la lumière est revenu. On meurt un peu chaque nuit et on renaît au jour.

 

V. : C’était une nuit pourrie. Ca passait près de moi, impossible de dormir. Je voyais le temps passer. Nuit blanche, la journée va être dure après. Mais il faut se lever, se remettre en route

 

M-J : quand je me suis relevée je suis restée à quatre pattes et j’ai vu le monde à l’envers

 

S.: oui, c’était très animal. J’ai ressenti le lacher-prise. J’aurais pu dormir. J’ai aimé les deux moments : l’obscurité et le retour de la lumière. Les faisceaux lumineux ça donnait envie de jouer.

 

K. : J’étais ds un repli sur moi-même ds un ailleurs, pas ds un lieu concret. C’était abstrait. Un enfermement. A la imite y’avait plus personne autour. C’était génial ! Je serais bien restée comme ça. La lumière qd elle est revenue n’était pas une agression, c’était agréable.

 

A. : me fait peur, j’étais ds une maison que je ne connais pas, il n’y a personne. Fait penser à Stalker ( film de Tarkovsvki). Bruits dt on ne connaît pas la provenance.

 

D: le repli sur soi je me sens plus proche des autres ds la pénombre car on est à peu près pareil. Ça faisait un peu meute. Tout le monde la même fragilité. On oubli l’individu, on appartient à une meute.

 

V : tous les bruits très présents, tu ne peux pas t’en protéger

 

I.– Moi j’ai eu peur

 

J. – Peur ??? mais de quoi ?

 

A. – moi aussi j’ai eu peur

 

J. – Moi j’ai pris des repères..y’avait des visages pâles…

 

I. et V. – Et des peaux rouges ?

 

M-J – Si j’avais marché j’aurai eu peur

 

Ph – ds l’obscurité on a plus le regard de l’autre et ça change bcq

 

Après cet échange, je lis un extrait du livre de Anne Perrault Solivères, une infirmière qui a écrit sur « le savoir de la nuit » où elle décrit son rapport à la nuit depuis l’enfance. Puis je demande que chacun imagine une scène qui se déroule la nuit entre deux personnages et écrire le dialogue en pensant à la particularité du lieu et de la lumière. Quelle lumière vient rompre l’obscurité ? lumière électrique ? Lever du jour ?

S’appuyer sur toutes les sensations ressenties pd l’impro pour construire et imaginer cette scène, la manière dont la vigilance se relâche ds la nuit, ce qu’on dit ou fait la nuit et pas le jour, etc… je donne pas mal d’exemple : chauffeur de taxi de nuit, des flics qui planquent ds une voiture, une pute et un client, une infirmière de nuit, qq ‘un qui dort dehors, un enfant qui fugue et qui rencontre un adulte, deux amants, etc..Temps d’écriture : une demi-heure. Puis lecture des textes de chacun et commentaire de chacun des textes.

Les textes sont ds une pochette avec le reste des doc.

 

Impression sur les textes produits : très souvent, et surtout les nouveaux, n’ont pas respecté la consigne et écrit « à côté » càd sans grd rapport avec la nuit ou alors pas de dialogue, pas de rencontre. Difficulté pour eux d’inventer des personnages : se lance immédiatement ds un « je » qui les entraîne sur de l’intime sur lequel ils hésitent à aller. J’ai essayé lors de cette première séance d’écriture de les rendre attentif à l’importance du pronom ( dire « je » ou « elle » ou « nina » ce n’est pas pareil pour se lancer ds une écriture).

 

Je crois que la séance s’est bien passée. Peut-être un peu remuant t pas forcément facile, surtout pour « les nouveaux » d’aborder à la fois l’obscurité plus l’écriture, autrement dit qq chose qui engage autrement le corps.

 

Fin de la séance 22h30

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(CAP)* La Fabrique

 

 

PROJET PROMETHEE 2013

   COMPTE RENDU N°5

 

Séance du 15/04/13

 

 

Dirigée par Evelyne Pelletier et Isabelle Rèbre

 

Présents : J-M. A. J. M. N. B. K. V. P. M-J. S. D.

 

La séance, dans la continuité de la précédente, explore le thème de feu symbole de Prométhée.

 

1. Le voyage imaginaire

Evelyne fait faire un voyage imaginaire autour du feu : Chacun est allongé sur le dos dans la pénombre. Evelyne propose de visualiser des images de feux ( une bougie, feu de camp, feu de cheminée, etc), de les laisser défiler puis d’en choisir un. S’arrêter sur une image : visualiser ce qui se passe autour : êtes-vous seul ? quel est le décor ? Evénement particulier ? Quelles odeurs ? quels bruits ?  Allez vous l’éteindre ? vous en éloigner ?

Petit à petit, il va disparaître. Reprendre contact avec la réalité, les autres, la salle.

 

Retour à la pleine lumière. On forme un cercle et on partage « les feux »

 

M-J s’est retrouvée devant le bucher de Jeanne d’Arc en plein été

V. a vu défiler de terribles feux d’incendie, les a laissé défiler, puis s’est arrêté devant un feu de la St Jean en été

P. s’est endormie

N. a fumé des cigarettes

B. est allée sur une allée de bougies qui menaient à une fête

S. a vu ressurgir des souvenirs : un village en corse la nuit, elle était seul et feu devant l’Eglise où on brûlait les sapins. Et puis en Bourgogne enfants, des bûcherons torse nu, très musclés, et elle a senti le regard des femmes sur ces hommes musclés.

J. se souvient de feux au Burkina, visite d’une mine d’or à ciel ouvert. Feux de brousse et peur que ses poules brûlent dans le feu

J-M : Flamme d’une bougie, puis lampe à pétrole. On vivait avec ma GM dans une grande pièce. Se souvient de l’obscurité enfant autour du feu du poêle

D : feux de bois, images d’incendies (repoussées) braises

K. :soirée devant un feu d’été

A.: feu de camp sur une dune au bord de l’océan. Pas beau, mauvaise soirée. Les gens arrivaient à vélo

 

 

2. Lecture/écriture

Isabelle Lit deux textes (des souvenirs d’enfance) tirés de Gaston Bachelard « la psychanalyse du feu »  Ed. Folio Essais Gallimard 1949

 

Puis demande d’écrire un texte à partir de la première phrase d’un des textes : « Aux dents de la crémaillère pendait le chaudron noir ».

 

La consigne est d’écrire un texte qui commence par cette phrase.

 

Une demi-heure pour écrire.

Lecture des textes. (les textes sont disponibles dans une pochette avec les doc de l’atelier)

Quelques-uns rebondissent sur les mots de la phrase de départ : « les dents », « le noir » du chaudron inspire des textes avec des sorcières ou alors la violence de feux passionnels.

D’autres se démarquent volontairement  et écrivent des textes où sur des sensations agréables de chaleur.

 

Rm : c’est la deuxième fois que je suggère un exercice d’écriture. Les uns et les autres se lancent plus facilement. Je parle aussi des « voiles » qu’on peut mettre quand on écrit des choses trop personnelles car l’écrit par de l’intime. Les textes sont plus intéressants et vont plus loin que la précédente séance. Certains creusent des «obsessions » (le feu du désir, la relation homme/femme, la rencontre d’un enfant et d’un adulte).

 

Le voyage dans l’imaginaire leur a beaucoup servi pour écrire : des images, des souvenirs arrivés avec le voyage sont venus nourrir l’écriture : par ex Jean-Michel  s’est souvenu de sa peur du noir enfant dans la maison de sa grand-mère et dans son texte, il est revenu sur cette peur en écrivant  autour d’une métamorphose d’un enfant en monstre.

 

3. Impro.

 

Trois groupes de quatre personnes : impros autour de l’idée suivante : imaginez une situation où le feu change le cours des choses

 

P. N.  K. : feu de camp,  un chat et un chien et leurs maîtresses jouent autour du feu.

 

Mireille, Sophie, Dominique et Marie Josée : 4 filles qui boivent devant un feu de cheminée, finissent la bouteille et s’assoupissent. Le tapis prend feu et les sort de la douce ivresse.

 

A. J-M, J. et V. sont un groupe de scouts joyeux et chantant qui font un feu dans la forêt. Janine est la monitrice. Chants scouts autour du feu. Le feu se répand. Deux des scouts meurent brûlés.

 

 

On parle de la difficulté de finir les impros ( tout comme les textes) : parfois situation forte, mais elle est gommée par une pirouette. Deux des trois situations exploitent l’idée du feu qui rassemble, qui réchauffe et qui se fait dangereux. Bachelard parlait du feu de l’enfer et du feu du paradis : le feu qui fait du bien et le feu qui brûle et détruit.

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(CAP)* La Fabrique

 

PROJET PROMETHEE 2013

 

COMPTE RENDU N°6

 

Séance du 22/04/13 

 

Séance dirigée par Olivier Renouf et Evelyne Pelletier :

 

Olivier et Evelyne ont préparé la séance à partir des musiques et chansons évoquant La figure de Prométhée, sur l’ensemble des représentations du mythe.

 

Matériau : Musique de Scriabine  « Poème du feu » – Parole de Prométhée d’Akhenaton et de Nougaro.

La musique de Scriabine était spécifiquement prévue pour une exploration corps/espace et les textes de chansons dans un deuxième temps pour les amener progressivement à la parole, par des mots  ou phrases  extraits des chansons, dans la continuité de la conscience du corps et de l’espace.

 

Présents : J-M, J. V. D. S. M-J, B.

La moitié est arrivée en retard d’au moins un quart d’heure.

 

Absences : K. M.A. N. J. ont prévenu  P.C. A.

 

Nous commençons avec plus d’un quart d’heure de retard.

 

1 – Olivier fait un échauffement physique debout puis au sol respiration, relaxation, conscience du corps…puis éveil du corps, conscience de l’espace.

L’homme se relève progressivement, intuitivement se relie aux autres, observe.

Impulsions- arrêts, écoute. Etre dans la sensation.

Images explorées : Paysage - L’aigle – Prométhée enchaîné. (Photos)

 

Pendant cet échauffement, nous sentons des résistances de la part de certaines personnes. Olivier doit prendre le temps pour que l’atmosphère se détende et qu’ils commencent à se lâcher un petit peu. Nous nous posons alors la question si nous les embarquons sur une traversée de 20 minutes (temps de la musique de Scriabine).

 

 

2 -  Traversée - voyage sur la musique de Scriabine  « Poème du feu » – 20 minutes – Improvisation avec en catalogue tout ce qui a été travaillé dans la première partie de séance. ( Photos).

 

En amont, nous décidons d’interrompre la musique si nous sentons une lassitude de leur part. Finalement, ils se sont pris au jeu et on été quelque peu surprenant dans leur engagement, leur lâcher prise, et leur propositions.

Voici quelques remarques pendant le retour :

 

•      -         La musique c’est superbe.

•      -         On fait des aller – retours, on oublie et on revient, on est parfois un peu embarrassé.

•      -         C’est vachement dur d’être tout seul, rassurant d’être avec quelqu’un

•      -         Moi j’étais enchaîné par deux.

•      -         J’ai adoré, je n’étais pas pour au départ, j’avais peur de m’ennuyer, et au final j’étais très bien, j’avais un très bon ressenti.

-   On n’est pas seul avec la musique, c’est un liant.

•      -         L’énergie de chacun a fait qu’on était bien, le travail nous a bien préparé.

•      -         La musique nourrit l’imaginaire.

•      -         Je pensais ne pas rentrer dedans, mais je ne sais plus ce que j’ai fait.

•      -         Je me suis surprise à être dans une position sans vraiment savoir  comment au juste j’en étais arrivée là

•      -         Un sentiment de liberté d’être végétal, animal, même de ne rien faire.

•      -         La notion d’espace vital est pulvérisée.

•      -         Je me sentais animal, on était tous de la même espèce, toi (Janine) tu te laissais aller, il fallait qu’on te sorte de là. Il fallait que je les arrache de la mort.

•      -         Je voulais savoir si elle était morte.

•      -         Elle était morte.

•      -         Nous étions dans le même imaginaire.

•      -         J’étais l’aigle et je t’ai ressuscité.

•      -         Tu t’es levé brutalement, une résurrection.

•      -         C’est clair tu as balancé une nouvelle énergie.

•      -         C’est plus fort sans texte, plus facile sans texte, j’ai horreur des improvisations.

La discussion s’est poursuivie sur la conscience du corps de l’acteur dans l’espace et de sa prise de parole lors  des improvisations.

La plupart d’entre eux ont vécu à travers un lâcher-prise une vraie prise de conscience de leur corps et de son expression dans l’espace et dans le rapport à l’autre.

Nous avons préféré arrêter sur cet échange, ne nous restant qu’un quart d’heure pour la suite du programme prévu.

 

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 (CAP)* La Fabrique

 

PROJET PROMETHEE 2013

COMPTE RENDU N°7

Séance du 13/05/13

 

 

Dirigée par Olivier Renouf et Bernard Bloch

 

Étaient présents : J. B. A. J-M. V. M. M-J. A. 14 personnes sont inscrites, dont 11 ont réglé leur cotisation.

 

Nous nous sommes inspirés pour la conduite de cette séance de l’extrait de Platon où il est question de l’avènement des sons et aux mots aux mortels créés par les dieux. Avènement suscité par Prométhée.

 

Echauffement par Olivier : Le but de cet échauffement physique était d’amener chacun des présents à éprouver petit à petit l’essence son « être animal, végétal ou minéral ». De manière à constituer finalement un « paysage » dépourvu d’êtres parlants. La construction de ce paysage se faisant sans sons ni mots.

Pendant un long échauffement physique, les seules paroles prononcées sont celles, rares, d’Olivier qui induit petit à petit de l’animalité, de la végétalité, de la minéralité dans le comportement de chacun. Pendant ce temps, sans autres sons que ceux produits par les déplacements sur le plateau, chacun des participants n’a aucun rapport avec les autres. Chacun est seul avec son essence non humaine.

À partir du moment où Olivier évoque le regard  de chacun vers les autres, déjà se dessinent des embryons de situations, les éléments d’un tableau vivant. Mais les regards des uns sur les autres ne viennent pas facilement : faire travailler son corps en nourrissant ce travail par la recherche de son éprouvé « AVM » (animal, végétal ou minéral) est une activité d’abord solitaire, voire secrète, intime. Et il semble bien plus difficile de regarder, d’observer l’autre que d’être observé par lui. Pudeur du regard !

 

Et quand le regard sur l’autre arrive à se manifester, souvent l’on oublie l’AVM qui nous meut.

 

Des postures étonnantes, étonnamment belles sont cependant produites, notamment par M-j et A. Pour le moment, il s’agit surtout de postures mouvantes, donc animales. Et puis soudain, non, les mouvements se calment et un réel paysage se forme, fait de plantes, de rochers entre lesquels se meuvent des animaux, toujours silencieux.

 

***

 

Puis Olivier propose : « Ce n’est pas votre regard qui observe, qui est aux aguets, c’est tout votre corps » et puis « Maintenant cherchez l’essence de l’A.V.M qui est en vous, l’essence intérieure et non l’imitation extérieure ». 

 

Aucune agressivité ne s’exprime entre ces essences d’animaux qui se meuvent lentement entre des essences de plantes et de rochers, qui se regardent ou s’ignorent avec une placidité indifférente. Et, étrangement, les « êtres » occupent de moins en moins d’espace sur le plateau, finissant par n’occuper qu’à peine un tiers de sa surface.

M. alors se lève (ils sont tous allongés, accroupis ou à quatre pattes), puis J-M, puis J. .M. reste seule debout comme une sorte de gardienne du paysage ou de Reine des Aulnes regardant avec bienveillance les sept autres êtres. On entend alors le chant puissant d’un oiseau que je crois réel et qui, en fait, est un son envoyé par Olivier.

 

« Vous pouvez vous transformer d’animal en végétal ou en minéral (ou inversement) si vous le souhaitez » dit alors Olivier.

À ce moment, le paysage naturel construit par les huit corps est si beau que même les vêtements, pourtant aléatoires, finissent par produire à mes yeux une belle harmonie de couleurs et de formes. Les habits deviennent des costumes et l’on a vraiment la sensation de la création d’un monde où se côtoient du vivant (animaux, plantes) et de l’inerte (rochers, terre, eau…).

 

Les personnalités individuelles se sont comme évaporées.

 

***

 

C’est à ce moment que Bernard décide d’envoyer dans les baffles le premier extrait de Platon enregistré au préalable et un peu « joué ». Extrait dont n’avons gardé que ce qui est strictement descriptif. Nous le repassons deux fois :

 

« Ensuite l’homme trouva bientôt l’art d’articuler des sons, puis de former des mots (…) Les premiers hommes vivaient dispersés, c’est pourquoi ils étaient détruits par les bêtes, étant trop faibles pour leur résister (…) Aussi les hommes cherchèrent-ils à se rassembler, mais lorsqu’ils étaient réunis, ils se nuisaient les aux autres (…) De sorte que, se dispersant de nouveau, ils redevenaient la proie des bêtes féroces…… »

 

Après l’écoute de cet extrait, les rapports entre les « êtres » deviennent soudain plus agressifs. Ils se poursuivent, s’épient, fuient, se cachent, se fixent, s’enferment, s’échappent. A.et M. sont les seules à rester immobiles. A. est indifférente, elle est juste là, une plante qui ne regarde rien.

M. observe, repliée, minérale.

V., J-M et J. pourchassent inlassablement la bête A. qui tente sans succès de leur échapper.

M-J et B. sont au sol. B. poursuit M-J de ses assauts amoureux que MJ refuse.

 

***

Puis nous lançons le deuxième texte, lui aussi enregistré, que nous relançons 4 fois :

 

« Maintenant vous tous, que vous apparteniez au monde végétal, minéral ou animal, allez chercher dans le chapeau central entre cinq et dix lettres. Avec ces lettres, fabriquez-vous un son ou un mot qui sera comme votre carte d’identité. Et c’est à l’aide de ce son ou de ce mot, exprimé de manière différente selon le sentiment que vous cherchez à transmettre, que vous devrez tenter de vous rassembler, de vous réunir et de vous entendre … »

 

Nous avions découpé en amont toutes les lettres de l’alphabet, reproduites chacune une dizaine de fois, et nous les avions mises dans un chapeau. Chacun doit choisir au hasard 5 à 10 lettres et former à partir de ces lettres un son qui sera le seul qui lui permettra d’exprimer un sentiment. 

 

Chose étrange : le fait d’avoir maintenant la possibilité de produire des sons semble soudain interdire la solitude. L’espace sonore est tout de suite envahi, d’autant qu’Olivier envoie des rires enregistrés (là encore, je crois sur le moment que ce sont les « êtres » qui rient !). On dirait que l’apparition du langage, fût-il minimal, provoque inévitablement l’instinct grégaire. Tous sont dans le même « trip », même ceux qui restent silencieux.

 

Très vite, l’on se sent comme regardant derrière les grilles ou les vitres les jeux des singes dans un zoo. Ils se sont tous rapprochés les uns des autres, finissant par ne plus occuper qu’un sixième de l’espace.

 

Un cercle se forme. Il ne manque que le feu central et l’on se trouverait devant une veillée d’hommes de Neandertahl. Maintenant c’est à peine 10% de l’espace qui est occupé. Les hominidés se parlent de plus en plus doucement. Nous sommes exclus. Tout se passe entre eux. Seul Aurélien s’extrait du cercle.

 

Du théâtre sphérique qui inclue le spectateur (Shakespeare), l’on est passé au théâtre bourgeois où le spectateur regarde comme à travers le trou de la serrure, derrière le 4ème mur. Est-ce l’effet de l’apparition du langage ?

 

Dès qu’A. s’est éloigné, J-M. recommence à agresser l’animal A qui tombe. Il se relève, mais là, les autres se mettent à plusieurs pour le moquer ; ils l’entourent, rient de lui, lui placent des banderilles de corrida sur le corps. A. est de plus en plus exclu, bouc émissaire d’une grande partie du groupe. Sauf de ceux qui sont plus investis dans le végétal ou le minéral.

 

***

 

Diffusion du 3ème texte. Il s’agit d’un extrait de Platon, mais avec les coupures (ce qui est surligné, correspond au premier texte diffusé) :

 

Ensuite l’homme trouva bientôt l'art d'articuler des sons, et de former des mots;il se procura une habitation, des vêtements, une chaussure, de quoi se couvrir la nuit, et tira sa nourriture de la terre.

Ainsi pourvus du nécessaire, les premiers hommes vivaient dispersés, et les villes n'existaient pas encore. C'est pourquoi ils étaient détruits par les bêtes, étant trop faibles à tous égard pour leur résister : et leurs arts mécaniques, qui suffisaient pour leur donner de quoi vivre ne suffisaient point pour combattre les animaux; car ils ne connaissaient pas encore l'art politique, dont celui de la guerre fait partie.

Aussi les hommes cherchèrent-ils à se rassembler, et à se mettre en sûretéen bâtissant des villes ; mais, lorsqu'ils étaient réunis, ils se nuisaient les uns aux autres, parce que la politique leur manquait, de sorte que, se dispersant de nouveau, ils devenaient la proie des bêtes féroces. 

Jupiter, craignant donc que notre espèce ne pérît entièrement, envoya Mercure pour faire présent aux hommes de la pudeur et de la justice, afin qu'elles missent l'ordre dans les villes, et resserrassent les liens de l'union sociale.

Mercure demanda à Jupiter de quelle manière il devait taire la distribution de la justice et de la pudeur. « Les distribuerai-je comme on a fait les arts ? Or les arts ont été distribués de cette manière : la médecine a été donnée à un seul pour l'usage de plusieurs qui n'en ont aucune connaissance, et de même par rapport aux autres artisans. Suivrai-je la même règle dans le partage de la justice et de la pudeur, [322d] ou les distribuerai-je entre tous? » « Entre tous, repartit Jupiter ; et que tous y aient part. Car si la distribution s'en fait entre un petit nombre, comme celle des autres arts, jamais les villes ne se formeront. De plus, tu leur imposeras de ma part cette loi, de mettre à mort quiconque ne pourra participer à la pudeur et à la justice, comme un fléau de la société. »

 

L’effet que produit la diffusion de ce troisième texte est assez étonnant. C’est comme si ce texte avait « prévu » ce qui se passerait effectivement entre les participants depuis l’introduction du langage. Les êtres se réunissent, commencent à dialoguer, à s’organiser, par le biais du langage corporel ou par les sons qu’ils se sont fabriqués à l’aide des lettres qu’ils ont tirées du chapeau.

 

***

 

Ensuite, nous faisons progressivement le noir dans la salle. Une pâle lumière filtre encore par le hublot zénithal. Tous se rassemblent sur un espace très réduit (5m2 maxi) en se tenant par les épaules. La musique de Scriabine est à nouveau diffusée par Olivier. Le groupe, devenu un groupe d’humains, se rassemble, silencieux et serein, sous la lumière zénithale. Il n’y a plus de sons.

V. prend alors J-M par la main et l’emmène batifoler un peu plus loin. Mais M-J n’est pas d’accord. Elle cherche à les séparer et veut les ramener vers le groupe. Elle n’y parvient pas et veut se consoler avec A.

A, la plante, observe et veut ramener les deux couples vers le groupe. Ce sont toujours les femmes qui ont l’initiative de l’action.

Le tableau me fait penser au fameux tableau de Paul Signac qui est exposé à la Mairie de Montreuil et qui s’appelle « L’harmonie ». Sauf que cette harmonie est troublée par la formation de couples et par la jalousie que ces couples suscitent.

 

Nous sonnons alors la fin de l’improvisation. Elle aura duré près de deux heures non stop !

 

***

 

Après une courte pause cigarettes et boisson, nous demandons à tous de faire le commentaire de ce long moment d’improvisation.

JM : À la fin, j’avais l’impression que nous étions tous fous.

V. : Plus ça allait, plus on lâchait prise.

JM  : Dès qu’il y a eu des sons, il y avait moins de douceur.

A.: Ce qui était bien, c’est que dès que l’on décrochait, il y avait quelqu’un qui prenait le relais et qui faisait que la situation pouvait évoluer.

M-Jo : C’était long et un peu limité pour moi. J’étais une coquille Saint-Jacques et à un moment, je me suis fermée.

V. : Difficile de rentrer dans une situation, un lien avec d’autres. On était sur soi jusqu’à ce que le langage apparaisse.

Les autres n’ont pas le même éprouvé quand à l’efficacité de l’apparition du langage.

 

Pour moi, j’avais plutôt l’impression que l’apparition du langage a d’abord provoqué  une perte, un peu comme à l’apparition du « parlant » au cinéma, avant de provoquer un gain.

 

***

 

Voilà enfin les êtres qui constituaient le moteur du comportement de chacun :

M-J : Coquille St Jacques, puis crabe (plus ouvert)

J. : Ours qui hiberne

B.: Araignée puis éléphant

A. : Vache puis taureau

A.: Salamandre puis plante

M. : Ourse

J-M : Rongeur, hérisson, chenille, lézard. Cela changeait tout le temps, mais il s’agissait toujours de petites bestioles.

V.: Grenouille.

 

B. conclut : ce qui était bien, c’était de se regarder. Se regarder non pas en tant que personne mais avec le regard de l’être qui nous habitait…

 

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Published by capetoile - dans ATELIER DU LUNDI
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