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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 01:17
(CAP)*                               prononcer « capétoile »

Classes ouvertes 2006-07             lundi 15 octobre 2007
http://capetoile.over-blog.com/

Pilotes

Bernard Bloch, Philippe Lanton. 
mails : ber.bloch@club-internet.fr, lecartel@tiscali.fr

Participants

Françoise Retel, Régis Bonvillain, Sophie Cohen, Marie-Hélène Gripkoven, Aurélie Miermont, Caroline Misbach , Dominique Aru, Philippe Dormoy, Paule Uzan, Isabelle Rèbre, Morgane Lombard, Olivier Renouf, Marie Mainardis, François Duconseille, Millie Deniret, Marie Mézière, Marie-Dominique Dhelsing.

Chantier « Nous autres »

1) En préambule…(court) retour sur la séance précédente : Les quelques participants qui n’étaient pas là le 8, disent le mal qu’ils ont eu à se représenter ce qui a été traversé par les présents à la lecture du compte rendu. Cela tient à la nature de la séance précédente fondée précisément sur le ressenti de l’intérieur dont il est difficile de rendre compte par la narration, la description. Il s’agissait de vivre des sensations de l’intérieur, d’être les acteurs/actants d’une traversée d’extraits du texte de Zamiatine dans le dispositif préparé par les deux metteurs en scènes et sous leur regard. Plus que des manipulateurs, les metteurs en scènes ont plutôt été ressentis comme des (anges ?) gardiens qui guidaient les actants à partir de leurs propositions.   

2) Echauffement proposé successivement par Philippe Lanton et Bernard Bloch. Les trios de la dernière séance sont recomposés ou, si les présents du 8/10 manquent, d’autres trios sont reconstitués avec les nouveaux participants.
Philippe L. propose un échauffement des corps par des massages, étirements et assouplissements trois par trois ; puis les trios se déplacent conjointement en cherchant  des traces des sensations de la séance du 8 ; les mouvements s’amplifient pour aller vers une danse simultanée des cinq trios de plus en plus ample, de plus en plus rapide. On retrouve quelque chose des sensations de la séance du 8.
Ensuite Bernard prend le relais en amenant chaque groupe à produire des sons, il circule entre les trios comme un chef d’orchestre qui dirige une partition sonore. Après être passés par un niveau sonore élevé, un cri à la fois harmonieux et dyonisiaque, les groupes diminuent progressivement leurs émissions jusqu’au silence. Les sons s’éloignent, les corps s’apaisent, puis se couchent.

3) Pendant que les corps sont allongés au sol :
- Bernard lit à haute voix le début de la note 10 de « Nous autres »
- Philippe L. pose au sol ou sur les corps des feuilles, il s’agit d’un montage de la suite de la note lue 10, le dialogue entre I 330 et D 503 quand I l’invité chez elle pour la première fois. Le dialogue est entrecoupé des réflexions du narrateur qui n’est autre que D 503 racontant « par après » cette première rencontre amoureuse.

Dialogue note 10

D : Est-ce que vraiment, est-ce qu’elle… un temps Voilà… il lui tend un billet rose J’ai reçu ce papier aujourd’hui et je suis venu.
I : Comme vous êtes exact ! Vous pouvez attendre une minute ? Asseyez-vous, j’ai fini à l’instant. Un temps assez long Vous n’êtes tout de même pas allé au Bureau des Gardiens !
D : J’étais…j’étais malade, je n’ai pas pu
I : Oui ? C’est bien ce que j’avais pensé : quelque chose devait vous en empêcher, peu importe quoi.
D narrateur : Elle se leva et s’étira paresseusement. Elle pressa un bouton et les rideaux tombèrent. J’étais séparé du monde, seul à seul avec elle. Elle se trouvait alors quelque part derrière mon dos, près de l’armoire. Son unif bruissait ; puis il tomba. J’écoutais tout. Je me souviens…
Des boutons-pressions firent « clic » sur son cou, sur sa poitrine, plus bas. La soie artificielle bruissait sur ses épaules, sur ses genoux, sur le parquet. Je sentis – j’en étais plus sûr que si je l’avais vu – un pied se poser sur le tas de soie, puis un autre. Le lit allait grincer…
J’entendis la porte de l’armoire, un bruit de couvercle et, ensuite, la soie, la soie…
I : Eh bien, je vous en prie !
Dn : Je me retournai. Elle portait une robe de chambre légère, safran, qui ressemblait à une robe d’autrefois. Mais c’était pire que si elle n’avait rien eu.
I remplissant une petit verre du contenu d’un flacon :  C’est délicieux, en voulez-vous ?
D : Ecoutez, vous savez pourtant que l’Etat Unique est impitoyable pour tous ceux qui s’empoisonnent avec de la nicotine et surtout avec de l’alcool…
I : L’essentiel, c’est que je suis tout à fait tranquille avec vous. Vous êtes tellement gentil ! Je suis sûre qu’il ne vous viendrait pas à l’idée d’aller raconter au Bureau que je bois des liqueurs et fume. Vous serez toujours, ou malade, ou occupé, ou que sais-je encore ? Et puis, vous allez boire avec moi un peu de ce poison enchanteur…
Dn : Elle absorba tout le poison vert qu’elle s’était versé, se leva et fit quelques pas pour s’arrêter derrière mon fauteuil. Le rose de sa peau apparaissait sous sa robe jaune. Je sentis ses bras autour de mon cou, ses lèvres contre les miennes ; elles entrèrent profondément, c’était affreux…Je jure que je ne m’y attendais absolument pas, peut-être parce que…Je ne pouvais décemment pas – je m’en rends très bien compte maintenant. – Je ne pouvais pas désirer…
 J’étais double. Il y avait d’abord ce que j’étais auparavant, D-503, le numéro D-503, et puis, il y en avait un autre…Autrefois, ce dernier ne laissait voir ses pattes velues hors de sa coquille que de temps en temps, mais en ce moment il se montrait tout entier, sa coquille craquait…
D : Où vous êtes-vous procuré ce…ce poison ?
I : Oh, c’est un médecin de mes…
D : De mes… ? De mes quoi ?
Dn : Et l’autre bondit et hurla.
D : Je ne le permets pas ! Je ne veux personne avec moi, je tuerai celui qui..Parce que je suis tout…tout…
Dn : Je vis qu’il la saisissait brutalement de ses pattes velues et déchirait la soie fine qui cachait sa poitrine, dans laquelle il enfonça les dents…
Je me rappelle que j’étais sur le plancher, lui tenant les jambes et lui baisant les genoux. Je la suppliais.
D : Tout de suite…Maintenant…Tout de suite.
Dn : Je vis qu’il était 22h25. Sans lui dire au revoir, ni regarder derrière moi, je me précipitai hors de la chambre.Je courais à toute vitesse et entendais le vent siffler dans mes oreilles. Quand je m’arrêtai sur le seuil de ma maison, il était 22h29.
La nuit me fut une torture
D : La nuit, le numéro doit dormir, c’est aussi obligatoire que de travailler le jour. Ne pas dormir la nuit est un crime…Et malgré tout, je ne pouvais pas.    


- Puis Bernard et Philippe L. installent un canapé et une table basse au centre de l’aire de jeu.
- Les participants lisent d’abord seuls, puis ensemble et à haute voix les dialogues et les narrations de Dn
- Alors qu’un premier trio s’installe dans l’espace de jeu les 4 autres trios se disposent à la périphérie de l’espace et observent attentivement le trio qui est en jeu. Chaque trio est constitué d’une I 330, d’un(e) D 503 et d’un(e) narrateur(rice)

 








- Bernard et Philippe L. mettent en scène successivement chacun des trios. Le texte de la note 10 a été préalablement distribué dans chaque trio. Ils les dirigent pendant dix à vingt minutes chacun. C’est Bernard qui commence. Il parcourt avec le premier trio les premières répliques du texte. Philippe L. le relaie avec un autre trio. Il reprend au début et avance un peu plus loin dans le dialogue en reprenant les traces laissées par la mise en scène de Bernard. Ils se relayent ainsi jusqu’à ce que les cinq trios soient passés et jusqu’à ce que l’intégralité du dialogue ait été mis en scène. Chaque trio remettant ses pas dans ceux du trio précédent : mêmes déplacements, mêmes intentions mais incarnations radicalement autres…. Cela forme une sorte de « cadavre exquis théâtral »
- Avec le dernier trio, la scène est jouée dans son intégralité

Fin du processus expérimental

L’effet produit est assez saisissant. La traversée d’un même texte par quinze (5 fois 3) actants différents (corps et voix) et sous la direction de deux metteurs en scène différents, produit un objet théâtral étonnant, fait de sensations, de styles et de sens multiples. Et pourtant, le fait de se forcer à rebondir sur la proposition du trio et du metteur en scène précédents construit une cohérence riche de l’apport des 17 participants (15 act + 2 mes).


Remarques de fin de séance / rebonds et pistes

> Dominique trouve que ce fut très intéressant de voir comment chacun garde la trace de ce que l’autre  a fait parce que c’est un autre. Elle dit aussi qu’elle a eu envie à certain moment d’un dédoublement des scènes, que les scènes soient jouées simultanément par 3 D, 3 I et 3 Dn par exemple. Elle remarque aussi la complémentarité des regards des deux mes. L’un proposant un travail plus intérieur, l’autre plus extérieur.

> Bernard aurait eu envie, si le temps l’avait permis, que chaque groupe rejoue l’ensemble de la séquence ; cela aurait été une façon de mieux saisir les différences d’interprétation d’une même histoire (de la pure comédie fantasmagorique au tragique)

> Françoise : le sens produit était très différent pour chaque trio, plusieurs vérités s’en dégageaient, mais qui n’étaient pas contradictoires.

> Pour Millie, l’ensemble restait très cohérent

> Philippe L. a été surpris de constater la multiplicité des champs possibles, cela ouvre un gouffre dans la lecture de Zamiatine perçue trop rapidement comme homogène, monolithique, tragique. Le comique, l’humour de ce texte semblant assez absent lors d’une simple lecture.  Il remarque aussi combien le fait de marcher sur les traces de l’autre constituait en fait une contrainte très productive.

> Pour Bernard, ce fut vertigineux de se passer ainsi le relais entre 2 metteurs en scène. De fonder son imagination sur celle de l’autre.

> Dominique note l’approche très différente de chacun d’eux : rapidement, le corps pour l’un, l’intériorité pour l’autre.

> Marie-Dominique note l’intérêt qu’elle trouva à regarder les 2 metteurs en scène agir, la façon dont ils entraient en scène, travaillaient. Elle s’interroge sur la possibilité de « mettre en scène la mise en scène ».

> Bernard met en garde sur la difficulté, voire sur l’impossibilité de mettre en scène la mise en scène. Il est quasiment impossible de préserver la spontanéité de ce travail dès qu’un public non impliqué dans la création est présent… « il faudrait être Kantor », dit quelqu’un. Mais Kantor ne parlait pas !

> Marie-Dominique se demande si un travail de captation (caméra) ne pourrait pas être, là, envisagé

> Philippe Dormoy parle de ce qui lui semble essentiel dans le roman, qui est la façon dont D retrouve le « frémissement du désir » qu’il avait perdu dans cette société sous contrôle. Il se demande si le fait d’aller vers de la mise en scène de ce moment n’est pas perdre l’occasion de faire apparaître ce frémissement. Un temps plus long, moins dirigé aurait peut-être permis l’émergence de cette profondeur. Il lui semble important de ne pas passer au-delà de cela.

> Bernard l’a retrouvé avec le dernier groupe, ce frémissement ; qui est effectivement au centre du secret de ce texte : sa « racine de –1 ». Mais comment montrer au théâtre ce frémissement qui est, par nature, secret ? Sans doute faut-il déplacer la question. C’est un peu ce qui s’est passé, par exemple
    - avec Marie-Hélène (yeux fermés, main droite tremblante),     -
    - avec Régis, Isabelle et Morgane au moment du Fantasme cauchemardesque que procure la naissance du désir de D pour I, et l’alcool + cigarettes proposés par I - qui faisait penser aux extraits de L’heure du loup de Bergman montrés par Isabelle lors d’une séance précédente
    - avec Dominique, quand, jouant le rôle de D 503, elle ne peut s’empêcher d’ingurgiter verres sur verres la liqueur de I 330…

> Mais cela demande du temps, dit Philippe Dormoy, plus de temps, pour accéder au silence, à la profondeur, aux regards, à l’endroit du frémissement

> Dominique l’a trouvé, ce frémissement, par fragments, à différents moments pour chaque trio : il se déplace. Dans les yeux fermés de Marie-Hélène, dans l’addiction à l’alcool de Dominique, dans la lenteur presque ralentie de Marie Mainardis, dans la timidité extrème et burlesque d’Olivier, par exemple…

> Bernard remarque combien cette note 10, par exemple, est faite pour être mise en théâtre

> Philippe Lanton insisite sur le fait que c’est la séance précédente qui a préparé celle-ci, qui l’a rendue possible. Tout comme les deux échauffements du début ont rendu possible la liberté des relations physiques entre les actants. Pour en revenir à la « Logique de la sensation » de Deleuze et Bacon, il constate qu’une mémoire matière s’est constituée à l’intérieur de chaque trio, qui les a amené au delà de l’interprétation.

> Dominique trouve que les groupes (trios + mes) étaient en travail, en écoute et en regard, qu’ils s’appropriaient la scène et en cela n’étaient pas « manipulés »

> Marie Mézière parle de « gardiens » (anges-gardiens ?) pour les metteurs en scène plutôt que de « manipulateurs »

> Marie Mainardis constate qu’après avoir manqué 2 séances, elle retrouve la même sensation que dans le travail sur l’image du 24 septembre

> Bernard remarque et déplore le paradoxe suivant : on va plus loin quand on dépasse l’ego du comédien . La possessivité des acteurs par rapport au rôle qui leur est dévolu est souvent un frein pour dépasser l’interprétation. On obtient plus de richesse de jeu quand on sort du « moi-je » (moi-jeu-joue)

> Philippe Dormoy se dit que cela dépend de la façon dont on conçoit le dispositif de répétition. Le travers étant celui d’une fausse dépossession durant le travail puis d’une attribution autoritaire de rôle (Mnouchkine).

> Philippe Lanton a trouvé les non-acteurs très justes et que, du coup, ils recentraient en un sens les acteurs sur leur propre authenticité

> Philippe Dormoy nomme son désir d’échapper à une posture d’acteur, désir d’être dirigé autrement par les metteurs en scène

> Bernard :  « Qu’on dise quoi ? »

> Philippe D « il y a de la répétition classique, c’est la multiplicité et le duo qui font la différence »

> Morgane évoque son expérience de remplacement d’une actrice, d’une reprise de rôle. Quand on absorbe travail de l’autre, qu’on se laisse envahir par son incarnation et qu’on essaie de la régurgiter.

Fin de la discussion et de la séance

Classes ouvertes / chantier « Nous autres » / rappel de fonctionnement

Depuis le 21 mai 2007, le groupe travaille à partir d’un matériau commun : Nous autres, un roman d’Eugène Zamiatine. Il ne s’agit ni de mettre en scène ni d’adapter ce roman, mais de s’en inspirer très librement pour écrire ensemble une manifestation publique dont nous ne connaissons encore ni la forme ni les disciplines artistiques qu’elle mettra en jeu, mais dont nous savons qu’elle se donnera en juin 2008.
 
Concrètement, chaque lundi sous le regard et l’écoute de deux des membres fondateurs de (CAP)*, auxquels peuvent se joindre sous forme de « rebonds » des participants de la séance, nous proposons d’explorer des thèmes dégagés du roman « Nous autres » en lien avec la problématique du « Bien commun ». L’acte s’empare indifféremment de tous les supports possibles (texte, images, corps, sons, espaces…), sa validité réside dans ce qui le constitue comme fragment potentiel de l’écriture d’un projet commun. Par la captation vidéo, la prise de notes et de photographies et la rédaction systématique de comptes-rendus, une mémoire de l’atelier se constitue, permettant le travail d’analyse et de critique, puis l’élaboration progressive du projet final.

Les prochains rendez-vous >>>>> attention >>>> nouvel horaire >>> 19h30 > 22h30

22 octobre
12, 19, 26 novembre
10, 17 décembre + 19, 20, 21 décembre (session trimestrielle)

Rappel

Les classes ouvertes sont ouvertes à qui veut. Il suffit d’avoir seize ans révolus et d’adhérer à l’association (20 € par an). Les séances ont lieu dans la salle Lissenko des Studios Albatros, 52 rue du Sergent Bobillot à Montreuil (Métro Croix de Chavaux) et durent 3h : de 19h30 à 22h30.

Les archives des Classes ouvertes sont consultables sur le blog : http://capetoile.over-blog.com/

ANNONCES

jusqu'au 4 novembre
à l'Espace 1789, 2/4 rue Alexandre Bachelet, Saint-Ouen
tel 0140115023
du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h30
samedi et dimanche de 14h30 à 18h

 
DESIRREALITES
artistes contemporains d'Afrique du Sud
 
PIETER BADENHORST, ROGER BALLEN, LIEN BOTHA, WILLIAM KENTRIDGE, MOSHEKWA LANGA, THANDO MAMA, SAM NHLENGETHWA, PENNY SIOPIS, ANDREW TSHABANGU, NONTSIKELELO «LOLO» VELEKO, , SUE WILLIAMSON



























Dans le cadre de la Coupe du Monde de Rugby et de l'accueil des Springboks en Seine-Saint-Denis,
le Conseil général est à l'initiative avec ses partenaires d'une saison culturelle aux couleurs de l'Afrique du Sud et de sa création contemporaine, qui se déploie sur tout le territoire. C'est ainsi que l'association l'Oeil en Cascade a organisé cette exposition de plasticiens sud-africains en partenariat avec le Conseil général, la Ville de Saint-Ouen et l'Espace 1789.
 
commissariat : l'Oeil en Cascade - scénographie : François Duconseille
exposition réalisée avec l'aide du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
et avec le concours de la Ville de Saint-Ouen, l'Espace 1789,
l'Institut Français d'Afrique du Sud (IFAS),
la Goodman Gallery (Johannesburg), the Photography Gallery (Cape Town),
Momo Gallery (Johannesburg), Afronova (Johannesburg) et Art and paper Gallery (Johannesburg), Cadrex (Paris), Toros Lab (Paris)

Nomad
présente du 10 au 21 octobre 2007 
SILENCES
au Théâtre du Lierre 22 rue du chevaleret 75013 Paris.
mercredi, vendredi, samedi 20h30, jeudi 19h30, dim 15h
relâche lundi et mardi, 
réservation : 01 45 86 55 83




























composition musicale, livret : Valérie Joly
mise en scène : Philippe Dormoy
Interprètes :
Landy Andriamboavonjy, Valérie Joly, Francine Romain (voix),
Kaori suzuki (danse).
Scénographie: Yves Collet
Lumières : Laïs Foulc et Gildas Plais
Bande sonore : Laurent Sellier
Régie son : Maxime Fabre
 traduction des landays : André Velter
 poème "au silence va le chant" : Michel Thion

« Silences » tire son inspiration de poésies chantées collectées en Afghanistan (le suicide et le chant, S. B Majrouh, gallimard).
Bouleversée par cette écriture de l’oralité et de la résistance,
Valérie Joly a écrit en forme d’écho un long poème chanté croisant l’épique et le contemporain . Une partition mêlant différentes vocalités, composée pour trois voix de femmes dont les diverses nationalités d’origine ouvrent l’imaginaire de la scène. Un rituel contemporain est inventé ici pour interroger et convoquer les figures masculines afin de recomposer un nouveau lien.
Le chant, vif et rebelle, comme une parole offerte, un dévoilement, devient acte social et sonne comme un éclat de rire .« Silences » n’est pas une plainte, c’est un magnifique chant d’espoir, celui de la bouche qui ne se ferme pas, celui du silence qui parle : paroles de femmes qui s’envolent pour ne pas mourir muettes.

Production et diffusion : NOMAD  01 48 51 71 10
Producteur délégué pour la sonorisation : la Muse en Circuit
Coproductions : Scène nationale de Vandoeuvre les Nancy, Centre André Malraux, La Muse en circuit
Avec le soutien de l’ADAMI et de la SPEDIDAM, la ville de Montreuil, le Grain Théâtre de la Voix.
Création le 30 Novembre 2005 au festival des 38° rugissants (Grenoble-St Egrève)
  

Renseignements
Chargée de diffusion : Laurence Dune
 Tél : 01 43 60 72 05 - Fax : 01 43 60 70 12 - ldune@free.fr
NOMAD
Contact Valérie Joly Tél. 01 48 51 71 10 - val.m.joly@wanadoo.fr

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Published by François Duconseille - dans CLASSES OUVERTES
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