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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 16:06
(CAP)*                               prononcer « capétoile »

Classes ouvertes 2006-07           lundi 1er octobre 2007
http://capetoile.over-blog.com/

Attention pour la prochaine séance du lundi 8 il est demandé d’apporter un short et un maillot

Pilotes

François Duconseille et Isabelle Rèbre
Mails : f.duconseille@cegetel.net, irebre@club-internet.fr

Participants

Karen Ramage, Bernard Bloch, Caroline Misbach, Régis Bonvillain, Marie Hélène Gripekoven, Raphaëlle Gitlis, Maie-Dominique Dhelsing, Morgane Lombard, Antoine de La Morinerie, Nicolas Gonzales, Dominique Aru, Chloé Houbart, Millie Deniset, Marie Mézière, Françoise Gendreau Marbleu, Françoise Retel.

Chantier « Nous autres »

1) tour de table sur la séance précédente
> Françoise M. qui vient depuis 2 lundis dit qu’elle ne comprend pas « où ça va ».Elle ne comprend pas le terme de « bien commun » et encore moins son rapport avec « nous autres » le roman de Zamiatine qu’elle a lu il y a plusieurs années.  Elle a lu quelques comptes rendus, mais elle ne comprend pas. Elle connaît le « mal commun » mais « le bien commun » est une notion totalement inconnue. C’est justement cette notion inconnue que nous explorons et interrogeons depuis plusieurs mois : y a t-il un commun, un nous possible ? il semblerait que par exemple ici le lundi, il y a du « nous ». On lui précise que l’idée est partie de la notion de communisme proposée par Bernard l’année dernière. Antoine précise qu’il faut entendre « bien » non pas en opposition au « mal » mais comme ce que nous possédons tous : par exemple la terre est un « bien commun ». Chacun donne des éléments de réponse. Dominique parle de Zamiatine où le corps des femmes est considéré comme un « bien commun » puisque la société en dispose pour la procréation. Il s’agit bien sûr d’interroger cette notion et non de la défendre, la revendiquer etc... A la question « où nous allons », plusieurs personnes disent qu’elles n’en ont aucune idée et Bernard rajoute que pour lui le « bien commun » est d’abord ce temps que nous nous accordons chaque lundi ensemble, à travailler sans savoir où cela va nous mener, sans obligation de résultat.
Il y a donc bien des définitions possibles du « bien commun » et nous nous arrêtons là pour l’énumération ( pour en savoir d’avantage, voir les réponses dépliées dans les comptes rendus 06/07 autour du laboratoire du « bien commun »).

> Nous reparlons ensuite de la précédente classe. Marie Dominique a aimé la variété dans la production des textes : curieusement les textes  descriptifs produisaient beaucoup d’émotion. La même personne pourrait produire 10 textes sur le même visage. Ce qui est intéressant c’est la variété des regards. A travers cet exercice, on voit le mouvement de la pensée face à un visage/paysage. Ce qui reste d’habitude secret a été partagé, mis en commun.
La question de la position du « regardeur » est à nouveau soulevée : Dominique demande s’il ne faudrait pas donner la possibilité dans les classes de ne pas participer à l’exercice mais se situer en position d’observateur. Plusieurs personnes ( Antoine, Marie Dominique) disent leur désaccord : venir dans les classes c’est jouer le jeu. Bernard pense que nous ne sommes pas assez avancés dans le travail pour construire déjà des regards extérieurs. La question reste ouverte.

2) Chloé propose un échauffement puis on enchaîne sur un moment de « promenade obligatoire » ; la consigne est de s’arrêter face au visage d’un autre et d’essayer de décripter les variations sur le visage de l’autre. Peut-on identifier à quel moment, par quelle modification infime l’autre se construit un « masque » ?

3) François expose le sujet du jour : persona, masque et visage
Il relit un extrait de la note 2 dans Zamiatine : « Le ciel magnifiquement bleu, les minuscules soleils dans chacune de nos plaques, les visages non obscurcis par la démence des pensées, tout semblait fait d'une seule matière lumineuse et souriante ». Dans Zamiatine, le visage est dépourvu d’émotion, c’est un visage totalitaire.
Il propose de travailler sur cette notion de « construction de visage de soi » ; mais d’abord, exploration du terme persona :
Persona est le nom du masque dans la Grèce Antique que portaient les acteurs pour représenter leur personnage et cacher leur visage.
Chez Jung, Persona désigne la façon dont on se construit une personnalité pour la société.
Persona est aussi un film de Bergman : l’idée lui est venue lorsqu’il a été frappé par la ressemblance de deux actrices. Il a construit ce film (assez expérimental) autour d’elles, mettant en scène une relation entre deux femmes dans fusion/confusion. Un plan montre un visage en gros plan composé de la moitié de chaque visage. Dominique raconte que lorsque les comédiennes ont vu ce visage, elles ont chacune reconnu l’autre.
Enfin, persona est un terme marketing : c’est une personne fictive qui représente un groupe cible.

4) L ‘expérience proposée : une cabine de maquillage a été mise en place. A l’intérieur, un ordinateur à l’écran/miroir, muni d’une webcam reliée au vidéo projecteur qui projette l’image sur un grand écran dans l’angle de la salle. Le public est assis de manière à ne pas voir ce qui se passe dans la cabine.


 








La consigne est la suivante : chacun son tour va s’installer dans la cabine et prend de son visage une première photo qui va s’afficher en bas de l’écran, un peu à la manière d’un photomaton. Il se façonne ensuite un « masque social » à l’aide du maquillage, perruques, postiches et autres accessoires mis à sa disposition, ou simplement par l’expression. Grâce au reflet que lui renvoie l’écran/miroir, il se construit progressivement un visage. Ce peut être presque rien ou aller jusqu’au travestissement total. Il prend une deuxième photo une fois ce visage trouvé. Enfin, il procède au démaquillage : il se retrouve face à son visage dégrimé : troisième photo.

Nous nous arrêtons à 22h30 pour les rebonds : tout le monde n’a pas pu passer dans la cabine.



Durant l’expérience Chloé a écrit en voyant les visages se transformer, nous vous livrons ci-dessous en regard des photos de visages ses textes.
 
MARIE DOMINIQUE
Gaspar Hauser
Sylvie Guillerm
Emilie Cohen
Amélie Richardson
Lou Magimel
ConstancePrudente
Affliction Soudaine
Liza Minelli
Edouard Bauer
Prince-Grace Minelli
Luce Pivoine
Benedict Lambert
Amélie Poulain
Victorine Schmurt
Mélanie Belmont












MARIE HELENE
Prunelle Belmont
Greese Ortinia
Françoise Abdique
Luce Rizière
Paquerette Renommée
Aglaée Patouche
Cunégonde Renommée
Marcelle Duchamps
Marie Dunord


















MILLY
Elise A
Victorine De la Motte Grand Genou
Faustine Perdrix
Violette Duchemin
Hugette Parmentier
Paola- Nijinski
Amadeus Mozart
Ludivine Seignier
Grace Kelly
Mistinguette
Amandine Touteseule
Amandine Solastenski
Mika Vostok














BERNARD BLOCH
Bernard Bernard Bloc
Paul Beucher
Grocho
Sylphide
Edouard de la Moulinière
Deus
Arrivée
Béjart
Antonnin Artaud
Capitaine Crochet
Eléonare La Riche
Oncle Sam
Béjart
Béjart
Boris Elstine
Milorevitch
Redinos Advil
Somastin Blaireaux
Pedro Le Crochu
Pierre Le Rustre
Valdimir Nabokov
Querelle de Brest
Anastase
Constant Lemoine-Claudius
Ismael-Ribot
                                   Claude Ribot
                                   Bernard Block
                                   Mémé


MORGANE
Sylvie Testud
Miss Eléonare
Léonard Absent
Gringo
Max Léonard
Emmanuel Tournedos
Paul Ferran
Monsieur Martin
Jack
Edouard Dérailleur
Gringo
Laure Pierredon
Paul Emmanuel
Le Pierre
Le Paul
Francis Cabrel
Claudine Lenontre
Mistinguette
Marie-Hélène








CAROLINE
Lucille
Gros Nez
Edith Piaf
Madame Lenoir
Moraine La Peste
Greta Garbo
Madame Poisson
Madame Chat
Perette O’Lait
Justine Poder
Madame Murmure
Fantaisio Andillon
Nana
Mère Courage
Grease
Madame Marechael
Mademoiselle Zaza
Perdurine Entière
Claudette
Claude Riche
Mère Attente
Lucille Tourisque
M’Zelle Silence
Stéphanie Ardan
Pauline Lemestre
                                   Virgine Ledoyen


ANTOINE
Antoine Shumareur
Pierre Ledoyen
Charlie Chapline
Nicolas Moulineux
Jodorovski
Virgine Ledoyen
Vergès
Le chinotok
Françoise Havrel
Monsieur Longnez
Gérard Depardieu
Antoine
Bernard Block
Gérard Dugenoux
Monsieur De la Moulinière
Monsieur Duchemin
Monsieur Perdu
Jeannette
Bernard Duconseil









FRANCOISE
Millymêtre
Jeanne D’Arc
Marie-Hélène
Mimi Matti
Madame Cat
Grom
Dulestre
Max
Rosa
Rominette
Ursule Jasmin
Fleur d’Antan















Remarques de fin de séance / rebonds et pistes

> Françoise R. est frappée par la beauté des visages « après» maquillage, quel bonheur e retrouver le visage après le grimage.

> Dominique dit que la remarque n’est pas vrai pour tous : certains sont contents de retrouver leur visage ; d’autres sont tristes de quitter le personnage qu’ils ont construits. Elle souligne que le masque n’est pas là où on croit : « la vérité » du visage apparaît par moment, fugacement et ce peut être avec ou sans maquillage. D’où l’intérêt du mouvement.  En tant que spectateur, il n’y a pas un moment d’ennui. Plusieurs personnes remarquent que les photos figent des poses alors qu’il est plus intéressant de saisir le processus de transformation des visages dans le mouvement: Karen se demande si le masque n’est pas précisément dans ces photos posées.

> Marie Dominique n’aime pas ce terme de « masque social », elle ne le trouve pas clair.
Dom évoque « L’inquiétante étrangeté » de Freud.

> Françoise M. évoque la fin de « La recherche du temps perdu » où le narrateur a l’impression que tout le monde a un masque  alors qu’en fait c’est le temps qui a passé.
> Chloé lit une énumération qui lui est venue en voyant les visages : elle nous en lit un extrait (lire ci-dessus)

Point de vue des porteurs de séance

L’idée était de traverser différents états du visage par rapport à cette question du masque (et aussi opacité / transparence). C’est le mouvement, l’ensemble du processus qui se révèle intéressant, plus que les photos. La succession de visages, d’identités, qui est venue à Chloé dans l’écriture ouvre une piste du côté de l’écriture, à la fois dans l’idée du visage multiple déjà évoqué lors de la précédente séance par la pluralité des regards, et aussi l’idée de l’énumération qui évoque aussi une idée de mouvement. Si on utilise ce dispositif plus tard, il est important que l’intérieur de la  cabine ne soit pas « à vue » pour les spectateurs (peut-être même en dehors du plateau ?).

Rebonds et pistes

> multiplier des points de vue différents sur un même visage ( ce qui s’est produit involontairement lors de la séance où 3 personnes ont écrits sur un même visage)

> pousser plus loin ce dispositif mais en travaillant à mettre en lumière le regard du regardeur pour souligner la réciprocité du regard ( Philippe)

> déplacer légèrement le vidéoproj pour conserver l’ombre du corps de l’un sur le visage projeté de l’autre. ( Marie-Dom)

> si on renouvelle le dispositif, comment garder la découverte provoqué par la découverte du texte écrit sur soi ? en écrivant à chaque fois de nouveaux textes

> Thierry souligne l’opposition intéressante entre la vie qui se dégage du visage en gros plan découvrant son portrait énoncé et la marche un peu formelle, très lente du regardeur.

> les visages en gros plans apparaissent comme des masques, séparés du corps. Sensation de ne pas reconnaître les autres que l’ont connaît, comme si leur visage se mettait à exister de façon autonome.(Bernard)

Classes ouvertes / chantier « Nous autres » / rappel de fonctionnement

Depuis le 21 mai 2007, le groupe travaille à partir d’un matériau commun : Nous autres, un roman d’Eugène Zamiatine. Il ne s’agit ni de mettre en scène ni d’adapter ce roman, mais de s’en inspirer très librement pour écrire ensemble une manifestation publique dont nous ne connaissons encore ni la forme ni les disciplines artistiques qu’elle mettra en jeu, mais dont nous savons qu’elle se donnera en juin 2008.
 
Concrètement, chaque lundi sous le regard et l’écoute de deux des membres fondateurs de (CAP)*, auxquels peuvent se joindre sous forme de « rebonds » des participants de la séance, nous proposons d’explorer des thèmes dégagés du roman « Nous autres » en lien avec la problématique du « Bien commun ». L’acte s’empare indifféremment de tous les supports possibles (texte, images, corps, sons, espaces…), sa validité réside dans ce qui le constitue comme fragment potentiel de l’écriture d’un projet commun. Par la captation vidéo, la prise de notes et de photographies et la rédaction systématique de comptes-rendus, une mémoire de l’atelier se constitue, permettant le travail d’analyse et de critique, puis l’élaboration progressive du projet final.

Les prochains rendez-vous >>>>> attention >>>> nouvel horaire >>> 19h30 > 22h30

8 (avec short et maillot), 15, 22 octobre
12, 19, 26 novembre
10, 17 décembre + 19, 20, 21 décembre (session trimestrielle)

Rappel

Les classes ouvertes sont ouvertes à qui veut. Il suffit d’avoir seize ans révolus et d’adhérer à l’association (20 € par an). Les séances ont lieu dans la salle Lissenko des Studios Albatros, 52 rue du Sergent Bobillot à Montreuil (Métro Croix de Chavaux) et durent 3h : de 19h30 à 22h30.

Les archives des Classes ouvertes sont consultables sur le blog : http://capetoile.over-blog.com/

ANNONCES

à l'Espace 1789, 2/4 rue Alexandre Bachelet, Saint-Ouen
tel 0140115023
du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h30
samedi et dimanche de 14h30 à 18h

 
DESIRREALITES
artistes contemporains d'Afrique du Sud
 
PIETER BADENHORST, ROGER BALLEN, LIEN BOTHA, WILLIAM KENTRIDGE, MOSHEKWA LANGA, THANDO MAMA, SAM NHLENGETHWA, PENNY SIOPIS, ANDREW TSHABANGU, NONTSIKELELO «LOLO» VELEKO, , SUE WILLIAMSON



























Dans le cadre de la Coupe du Monde de Rugby et de l'accueil des Springboks en Seine-Saint-Denis,
le Conseil général est à l'initiative avec ses partenaires d'une saison culturelle
aux couleurs de l'Afrique du Sud et de sa création contemporaine, qui se déploie sur tout le territoire. C'est ainsi que l'association l'Oeil en Cascade a organisé cette exposition de plasticiens sud-africains en partenariat avec le Conseil général, la Ville de Saint-Ouen et l'Espace 1789.
 
commissariat : l'Oeil en Cascade - scénographie : François Duconseille
exposition réalisée avec l'aide du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
et avec le concours de la Ville de Saint-Ouen, l'Espace 1789,
l'Institut Français d'Afrique du Sud (IFAS),
la Goodman Gallery (Johannesburg), the Photography Gallery (Cape Town),
Momo Gallery (Johannesburg), Afronova (Johannesburg) et Art and paper Gallery (Johannesburg), Cadrex (Paris), Toros Lab (Paris)

Nomad
présente du 10 au 21 octobre 2007 
SILENCES
au Théâtre du Lierre 22 rue du chevaleret 75013 Paris.
mercredi, vendredi, samedi 20h30, jeudi 19h30, dim 15h
relâche lundi et mardi, 
réservation : 01 45 86 55 83




























composition musicale, livret : Valérie Joly
mise en scène : Philippe Dormoy
Interprètes :
Landy Andriamboavonjy, Valérie Joly, Francine Romain (voix),
Kaori suzuki (danse).
Scénographie: Yves Collet
Lumières : Laïs Foulc et Gildas Plais
Bande sonore : Laurent Sellier
Régie son : Maxime Fabre
 traduction des landays : André Velter
 poème "au silence va le chant" : Michel Thion

« Silences » tire son inspiration de poésies chantées collectées en Afghanistan (le suicide et le chant, S. B Majrouh, gallimard).
Bouleversée par cette écriture de l’oralité et de la résistance,
Valérie Joly a écrit en forme d’écho un long poème chanté croisant l’épique et le contemporain . Une partition mêlant différentes vocalités, composée pour trois voix de femmes dont les diverses nationalités d’origine ouvrent l’imaginaire de la scène. Un rituel contemporain est inventé ici pour interroger et convoquer les figures masculines afin de recomposer un nouveau lien.
Le chant, vif et rebelle, comme une parole offerte, un dévoilement, devient acte social et sonne comme un éclat de rire .« Silences » n’est pas une plainte, c’est un magnifique chant d’espoir, celui de la bouche qui ne se ferme pas, celui du silence qui parle : paroles de femmes qui s’envolent pour ne pas mourir muettes.

Production et diffusion : NOMAD  01 48 51 71 10
Producteur délégué pour la sonorisation : la Muse en Circuit
Coproductions : Scène nationale de Vandoeuvre les Nancy, Centre André Malraux, La Muse en circuit
Avec le soutien de l’ADAMI et de la SPEDIDAM, la ville de Montreuil, le Grain Théâtre de la Voix.
Création le 30 Novembre 2005 au festival des 38° rugissants (Grenoble-St Egrève)
  

Renseignements
Chargée de diffusion : Laurence Dune
 Tél : 01 43 60 72 05 - Fax : 01 43 60 70 12 - ldune@free.fr
NOMAD
Contact Valérie Joly Tél. 01 48 51 71 10 - val.m.joly@wanadoo.fr

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Published by François Duconseille - dans CLASSES OUVERTES
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