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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 17:35
(CAP)*                               prononcer « capétoile »

Classes ouvertes 2006-07                 lundi 4 juin 2007
http://capetoile.over-blog.com/

Modérateurs

Philippe Lanton, Olivier Renouf. Prise de notes et compte-rendu : isabelle rèbre.

Participants

Chloë Houbart, Françoise Retel, Philippe Dormoy, Milly Deniset, Régis Bonvillain, Sophie Cohen, Paule Uzan, Marie-Hélène Gripkoven, Morgane Lombart, Aurélie Miermont, Nils Dinç, Bernard Bloch, Dominique Aru, Isabelle Rèbre, Philippe Lanton, Olivier Renouf, François Duconseille

Le laboratoire du « bien commun ? »

En préambule…

Récapitulation du projet en cours ( travail sur Nous autres de Eugène Zamiatine) pour les nouveaux arrivants.
Philippe apporte un livre de peinture dont une partie est consacrée aux œuvres futuristes ( 1914-1920) . Il est proposé à tous de mener des recherches sur ce mouvement artistique ainsi que sur Zamiatine. Chercher du côté de la peinture, la musique, du cinéma et  littérature. Dominique parle de Métropolis de Fritz Lang et des films des années 20 de Marcel L’Herbier basés sur la répétition.

Françoise dit qu’elle ne sait toujours pas ce qu’est le bien commun.

Travail de corps sur les droites et les plis avec Olivier ( autour de la note 3)

Marcher selon un parcours pré-établi en suivant toujours des lignes droites . Pas de courbes.
Idem dans le corps, cherche tout ce qui plie : les jambes, les bras, le coup, les poignets etc…Chacun trouve ainsi un mouvement simple qu’il répète. Chacun suit ensuite un parcours imaginaire dans la salle fait de lignes droites en faisant son mouvement.

La musique est composée de sons samplés ( bruits de travaux publics) et de synthé.
 
Ensuite, on se place à l’extérieur, sur les marges de l’espace puis au signal, tous rentrent ensemble dans l’espace en suivant de manière déterminée un parcours imaginaire de lignes droites.  Arrêt au point d’arrivée du parcours et exécution du geste de manière répétitive.

Un rythme commun se trouve, les gestes, les rythmes s’accordent les uns aux autres. Impression d’une gigantesque mécanique assez intéressante où l’individualité disparaît au profit de numéros ( on peut facilement imaginer cela)

Arrêt des mouvements progressif.

Autre version : chacun se met à imiter des mouvements qu’il perçoit chez les autres : dérèglement général de l’ensemble. La machine s’emballe…Il y a relation entre les individus : impression de désordre, quelque chose d’incontrôlable se met en branle.

On pourrait penser à de la transe ? ?

Chacun retourne à sa place ( vers les marges de l’espace)

Fin.

Lecture commune de la note 4 : le Sauvage, le baromètre. Epilepsie.


Philippe propose ensuite un exercice en 3 temps en s’appuyant sur note 4 :

Premier temps :
Une personne debout sur une table au milieu de la salle joue le rôle du phono-lecteur  et déclame son discours :
«  Numéros, nos archéologues ont mis au jour un livre du Xxème siècle (..)
…En tournant cette manette, n’importe qui parmi vous peut produire jusqu’à trois sonates à l’heure. Comparez à la peine que devaient se donner vos ancêtres pour le même résultat. Ils ne pouvaient composer qu’en se plongeant dans un état d’ « inspiration » , forme inconnue d’épilepsie. Voici un spécimen très amusant de ce qu’ils obtenaient : un morceau de Scriabine, du XXème siècle. ..Cette boîte noire était appelée  « piano »)
Le groupe se déplace, au son du discours du phono lecteur dans l’espace, comme précédemment ( lignes droites, parcours imaginaire pré-établi). 

Deuxième temps :
Déplacement sur une musique d’autrefois (Chopin)
La machine se dérègle, les mouvement se font courbes. De la douleur apparaît sur des visages.

Troisième temps :
Retour à une musique mécanique d’aujourd’hui  ( François Sardi, rythmes saccadés et sonorités synthétiques)
Disparition des expressions sur les visages
Retour à des rapports très mécaniques et réglés entre les individus. Marche ensemble


Lecture de la note 5 : le Carré. Les souverains du monde. La fonction agréable et utile


Travail sur la note 6 :

Philippe propose le dispositif suivant :

Françoise joue le rôle de la vieille dame. S’assied sur une chaise.

A cour, dans le fond de la salle et à jardin sont placées 3 chaises sur lesquelles viennent s’asseoir 3 X 3 I 330

A chaque groupe de I 330 correspond un D 503 : 3 D 503 errent donc dans l’espace.

Chaque I 330 joue avec son D 503 le dialogue de la  page 35 à 40 :
(Extraits) :

- D 503 ?
- Oui
- Vous êtes libre ?
- Oui .
- C’est moi. I 330. Je cours chez vous et nous allons à la Maison antique. C’est entendu ?

Visite à la vieille dame. Etc…

- Et si je vous demandais de rester ici avec moi  ?
- Non mais…Vous vous rendez compte de ce que vous me dites ? je suis obligé d’être à l’auditorium dans dix minutes
-  Je vous attendrai dans la Maison Antique. Oui, oui et seule
- Vous me permettez de prendre l’avion ?


Les 3 groupes/couples jouent simultanément le même dialogue.

Au début, lorsque le texte est dit «  à plat » effet de « photocopie », de reproduction à l’identique.  Je pense au portraits de Maryline fait par Warrol.

Puis lorsque les interprètes jouent d’avantage, prennent plus de libertés dans l’interprétation du texte, c’est quelque chose de plus fou qui se produit. Variation du texte dans un style dramatique, boulevard, très chorégraphique etc..
Ex : Morgane grimpe sur le dos de Philippe et l’attaque de tout son corps / Bernard et marie hélène poursuive tout l’échange assis sous une table. Etc…


Enfin, Philippe demande aux participants de rejouer la même scène mais sans les mots, sur une musique. L’effet est assez intéressant parce que les traces des scènes jouées ont marquées les corps. L’ensemble ressemble à un ballet un peu énigmatique de plusieurs couples : rapprochement, fuite, poursuite, hésitation etc..


Fin de la séance.


Les prochains lundis

11, 18 juin

Le laboratoire du “ bien commun ? ” est un temps d’expérimentations conçu comme un jeu collectif.
L’expérience de chacun est proposée au groupe, premier public, premier critique ; elle se construit pour et par ces premiers regards, ces premières paroles. La succession des rencontres constitue une communauté de création existant aussi bien dans les actions singulières de chacun de ses membres, que dans la mise en œuvre de/d’un projet(s) commun(s). La seule règle  étant : “ Expérimenter avant de dire ”. C’est à partir de ce qui se met en jeu que se construit la rencontre et s’élaborent les projets.
Depuis le 21 mai 2007, cependant, la règle du jeu s’est quelque peu enrichie. Désormais, le groupe travaille à partir d’un matériau commun : Nous autres, un roman d’Eugène Zamiatine. Il ne s’agit ni de mettre en scène ni d’adapter ce roman, mais de s’en inspirer très librement pour écrire ensemble une manifestation publique dont nous ne connaissons encore ni la forme ni les disciplines artistiques qu’elle mettra en jeu, mais dont nous savons qu’elle se donnera au cours du printemps 2008. 
Concrètement, chaque lundi sous le regard et l’écoute de deux des membres fondateurs de (CAP)*, puis, dès la rentrée, d’un membre fondateur associé à un membre du “ premier cercle ” chacun des participants de la séance vient proposer un “ acte ” aux autres participants, qui eux-mêmes peuvent (ou non) rebondir sur la proposition.  L’acte s’empare indifféremment de tous les supports possibles (texte, images, corps, sons, espaces…), sa validité réside dans ce qui le constitue comme fragment potentiel de l’écriture d’un projet commun désormais inspiré par Nous Autres. Les actions menées dans le laboratoire sont systématiquement captées sur un support audiovisuel ou textuel. Une mémoire de l’atelier se constitue, permettant le travail d’analyse et de critique, puis l’élaboration progressive du projet final.

Les classes ouvertes sont ouvertes à qui veut. Il suffit d’avoir seize ans révolus, d’adhérer à l’association des Amis de (CAP)*(15 € par an) et de s’acquitter d’une participation de 3 € par séances. Les séances ont lieu dans la salle Lissenko des Studios Albatros, 52 rue du Sergent Bobillot à Montreuil (Métro Croix de Chavaux) et durent 3h : de 20h00 à 23h00.

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Published by François Duconseille - dans CLASSES OUVERTES
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