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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 22:43
2 rappels de spectacles à l'affiche ces jours-ci
> voir détails dans la rubrique évenements

L'Homme renversé
solo d' Olivier Renouf,
Musique originale Denis Chouillet 
 

à l'Echangeur de  Bagnolet 

ce soir et demain                                                     

Les 3 février à 20h30
et le 4 février 2007 à 17h00


01-43-62-71-20 / 01-43-62-06-92

Une histoire de clés
mise en scène Olivier Cruveiller,
spectacle écrit et interprétée par Nathalie Akoun.

au Théâtre Berthelot à Montreuil
du 8 au 11 février 2007

compte rendu de la classe ouverte du lundi 29 janvier
(CAP)*                            prononcer « capétoile »

Classes ouvertes 2006-07                       lundi 29 janvier 2007
http://capetoile.over-blog.com/

Modératrices

Dominique Aru et Isabelle Rèbre


Participants

Françoise Retel, Sophie Cohen, Paule Uzan, Morgane Lombart, Jehanne Gaucher, Marie-Hélène Verkoven, Raphaëlle Guittlis, Christine Gagnepain, Chloé Houbart, Philippe Lanton.

Le laboratoire du « bien commun ? »

D’abord, ce qui reste de la précédente séance : les photos d’élèves mis en scène par le photographe Hicham Benohoud (rappel de Kantor, La classe morte)
Pour Marie-Hélène, cette manière de mettre en scène le corps, de le déguiser a été peu explorée jusqu’ici entre nous. Dominique souligne la bienveillance avec laquelle les élèves ont été manipulés : c’est le photographe/metteur en scène lui-même, dans ses autoportraits, qui a l’air le plus torturé.
Raphaëlle avait raconté deux histoires de misère (Le Messie dans un sac)
Puis, on avait fait « des machines », peut-être en ne prenant pas assez le temps…
On se souvient que la séance s’est terminée sur le mystère du tabernacle.
Marie-Hélène dit que le commun  de tout cela était l’éternel recommencement. Françoise ajoute ce titre  à propos de la séance précédente:« on n’arrête pas la machine ».

Morgane a apporté un catalogue de photos réalisées par un artiste sur le modèle de « La Redoute » et intitulé « la déroute » : ici tous les habitants d’une banlieue se sont mis en scène. A la place des prix habituellement affichés, ce sont l’heure et la date qui sont indiqués. Il y a les pages jeunes, les pages seniors etc… Comment le regard des autres sur chacun a -t-il changé après ces photos ?

Philippe se souvient que l’année dernière, quand  nous sommes venus « déguisés » en tenue de soirée pour une classe sur Wagner, notre regard les uns sur les autres était différent.

Cholé lit une présentation d’une conférence d’un biologiste (dont le travail est une source d’inspiration pour Claude Régy) à laquelle elle avait assisté. Où il est question de la multiplication cellulaire. Chaque organisme est en constant renouvellement cellulaire donc en transformation permanente. Et c’est vrai pour chaque organisme ; d’où la complexité des rapports entre plusieurs organismes en transformation permanente.

Dominique propose de retenter l’exercice de la machine avec une variante : elle  place chacun dans l’espace en lui montrant le geste et le son à faire de manière répétitive. La variante introduite cette fois est la liberté donnée à chacun au bout d’un certain temps de faire évoluer son mouvement.

Après l’exercice…
Françoise dit son plaisir à sortir de la contrainte. Isabelle dit qu’elle, au contraire, a aimé faire longuement un geste régulier, a trouvé cela apaisant et très jouissif malgré la difficulté physique. Du coup, elle a eu du mal avec la prise de liberté qu’elle a senti comme « anarchique » ( peur de faire mal à l’autre ou de se prendre un coup)

On refait l’exercice avec Sophie comme chef d’orchestre. La mise en place prend plus de temps. Dominique a du mal à faire le mouvement demandé ; le chef d’orchestre a une demande de rythme qu’elle n’arrive pas à sentir…
La fatigue gagne les uns et les autres.

Après l’exercice…
Paule  dit  que l’exercice permet d’explorer les limites de son obéissance (soumission ?), ce qu’on fait avec sa révolte, comment on se comporte par apport avec l’autorité représentée par le chef d’orchestre.

Marie-Hélène se demande comment nous pouvons arriver à une création collective si chacun veut « faire son truc »…

Sophie dit à quel point pour le metteur en scène (celui qui construit la machine) aussi des difficultés se posent . par exemple : comment faire avec les résistances des uns et des autres, comment, malgré les résistances, garder son calme et le cap ?

Françoise dit que si elle a modifié le mouvement demandé, ce n’était pas dans un sens de révolte mais pour qu’il soit plus tenable physiquement.
 
Le groupe est fait d’individus et des relations singulières qui se nouent intuitivement de corps à corps.


 
 


















Philippe propose une autre forme de machine, sans son cette fois.
Il donne une consigne différente à chacun. La machine prend la forme d’un cercle. Marche dynamique.
Au bout d’un moment, il éteint la lumière. Dans l’obscurité, les mouvements se font plus lents.

Après l’exercice…

Sophie dit qu’elle ne s’est pas sentie dans une machine, mais plutôt dans une représentation stellaire. Philippe a cherché quelque chose de plus liquide, comme un flux. Il note que toutes les personnes présentes dans le cercle étaient des femmes

Dominique dit qu’elle n’a réussi à rentrer en contact qu’avec certaines personnes, - peut-être la consigne n’était pas clairement exprimée ?- et dit à quel point le jeu a fonctionné sans le regard.

Jehanne dit qu’il lui arrive fréquemment de fermer les yeux pour mieux sentir l’environnement, l’espace. Elle se demande si finalement toute la séance ne pose pas la question de ce qu’on donne et ce qu’on prend (dans le rapport à l’autre).

Philippe utilise lui plutôt le terme de « disponibilité » : ce qu’on accepte et ce qu’on refuse.
Finalement, un tel objet se construit autour de trois termes : la règle, le cadre et la consigne. Chaque metteur en scène prend l’un des trois comme point de départ.

Fin de la séance


Les prochains lundis


5 février >>> vacances scolaires >>>>> 5, 12 et 19 mars

La séance du 5 février sera un moment de bilan où nous réfléchirons à comment travailler à partir des matériaux accumulés jusqu’ici.

Les classes ouvertes sont ouvertes à qui veut. Il suffit d’avoir seize ans révolus, d’adhérer à l’association des Amis de (CAP)*(15 € par an) et de s’acquitter d’une participation de 3 € par séances. Les séances ont lieu dans la salle Lissenko des Studios Albatros, 52 rue du Sergent Bobillot

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Published by Paul Verstraten - dans CLASSES OUVERTES
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