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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 22:47

(CAP)*                  prononcer « capétoile »

Classes ouvertes 2006-07                  lundi 18 décembre 2006
 
Modérateurs
Bernard Bloch et Olivier Renouf
 
Participants

Bernard Bloch, Olivier Renouf, Jehanne Gaucher, Béatrice Duport, Florence Vallot, Marie-Hélène Verkoven, Sophie Cohen, Françoise Retel, Morgane Lombard, …

 
Pratique

> Le blog du « bien commun? » est ouvert. Pour consulter les compte-rendus, les documents ou apporter un commentaire: http://capetoile.over-blog.com/

 

> un classeur est disponible pour recueillir les textes et documents que vous souhaitez mettre en partage, pensez à faire des photocopies.

 
Le laboratoire du « bien commun ? »
> Rappel et discussion sur la séance du 11/12.
 

- Françoise fait état d’un sentiment de malaise, d’une tension lors de cette dernière séance. Tension peut-être due à une sur-inflation de propositions d’actes contradictoires. Sentiment corroboré par Jehanne.

 

- Marie-Hélène évoque la difficulté qu’elle a éprouvé de trouver de la place pour que sa parole, sa proposition soit entendue. Elle oppose cette tension entre égos, au miracle qui s’était produit le 4 pendant le rêve commun : Il n’y avait plus de « moi », de je, il n’y avait plus que nous !

 

- Bernard s’interroge sur le la construction d’un langage commun. Peut-il s’élaborer sans se fonder sur la parole ?

 

- Françoise trouve que cette tension qui nous mène dans la recherche du collectif, du bien commun, peut paradoxalement créer de l’angoisse. Sans doute faut-il que l’acte singulier que l’un de nous propose aux autres soit plus cadré, plus contraignant. La proposition de rêver ensemble à une couleur ne suffisait pas. Il fallait que cette couleur soit la même pour tous. Elle évoque en outre un mot fort : de la déception.

 

- Jehanne quant à elle, pense que l’espace commun proposé pour les dessins était beaucoup trop vaste.

 

- Béatrice s’interroge sur le ce que serait le stimulus minimal pour produire du commun. Comment resusciter cet inconscient collectif qui a surgi lors du rêve parlé ?

 

- Il est alors question des praticiens, des pratiques artistiques. Bernard remarque qu’il n’existe pas de praticiens du rêve collectif. Peut-être faudrait-il être plus modeste et ne jamais proposer aux autres plus qu’un mot : une route---à la campagne---en hiver etc---

Ainsi pour un rêve commun dessiné, la proposition de départ pourrait se réduire à un trait…

 

- Florence évoque une expérience mené avec un groupe d’adolescents. Chacun devait participer singulièrement au dessin d’un surface commune. A la fin, aucune sélection n’était possible. Seule restait l’issue de juxtaposer, d’accumuler les productions.

- C’est alors que Morgane introduit le concept de rituel. Sans doute seul un rituel commun est-il en mesure de créer les conditions d’une production, d’une invention, d’une création, d’un rêve (ou d’un cauchemar) communs. Ce mot semble offrir à tous les présents une réelle avancée. Le rituel renvoie immédiatement à la religion, à ce qui relie (avec ou sans Dieux), à la communion (encore du commun), aux pratiques, pratiquants et/ou praticiens du rituel. On pense aux Maîtres Fous de Jean Rouch, évoqués une autre fois, à tout ce que les rituels peuvent produire d’expériences communes.

Ces rituels qui rassemblent sont à opposer résolument aux rituels obsessionnels des TOC, par exemple, ajoute Bernard, rituels qui enferment au contraire l’individu dans sa solitude, dans sa machine célibataire.

 

- Françoise exprime alors vigoureusement son envie de bouger. Ce qui se fait sans attendre sous l’impulsion d’Olivier qui nous demande à tous de sentir le poids de toutes les parties de notre corps. La pesanteur, la gravité est de nos biens communs les plus primaires.

 

 L’œuvre commune du 19 décembre

 

Marie-Hélène déploie alors une longue bande papier à dessin de 3,5 m sur 1,3 m environ que nous fixons sur le parquet à l’aide d’un rouleau de scotch. Elle met sur le sol une dizaine de pinceaux de différentes tailles, de la ficelle, des plumes d’oiseau, des éponges, trois crânes humains en papier crépon, des bocaux de différentes tailles et, last but not least, une boîte contenant du brou de noix naturel.

Nous nous asseyons en silence en nous tenant les mains autour de la toile. Puis l’un de nous propose le premier trait au brou de noix : le début d’un paysage de montagne. Puis nous nous mettons tous à peindre, successivement d’abord, puis plusieurs en même temps. Le silence et la concentration sont impressionnants. L’exécution de l’œuvre commune dure trois bons quart d’heure. Pas un mot n’est prononcé. Le résultat ne manque pas d’intérêt. Mais nous peinons un peu à parvenir à trouver un titre ou un sens commun à notre travail. 

 
 

Tentatives de définitions du « bien commun ? »
(à compléter au fur et à mesure)

> l’énergie qui circule entre les corps (cf proposition Olivier du 6)
> la « fête » en arrière fond

> l’autre comme une partie de soi-même
> une densité de présence des corps
> ce qui nous appartient et que l’on partage

< à quoi peut bien ressembler un rêve commun

< le temps passé ensemble
< la discussion collective
< aider chacun à assouvir ses désirs
< le désir qui passe dans le groupe
< les histoires
< les histoires de famille
< la mort et/ou le mal commun
< le rituel
 

Le lexique du « bien commun ? » (à compléter au fur et à mesure)

Un bien, le bien, bene, un lieu commun, un lieu public, la place, le forum, la ville, la chaise, la commune, les communs, le commun des mortels, commun, la communale, l’école, la classe (morte, cf. T. Kantor), la table, les bains-douches (le bain commun), le bitume, le trottoir, les chaussures, l’enfance, le langage, la mort (le lot commun), la pluie, la gravité (universelle), ce qui « est à tout le monde », les transports en commun, ce (ceux) qui s’oppose(nt) à la société (le diable, la pollution, les délinquants), l’écriture, la discussion, le temps, le r^ve, le rire, la famille, les histoires, les mythes, les traditions, les contes, les outils, l’armée ?, le sel, les excréments, le rituel, le poids-la pesanteur, la règle commune, le cadre, l’espace commun…

 
 
Bibliographie et documentation
Voir liste du 11 décembre
  
Mémoire – traces

- Bernard et Béatrice (photos de l’œuvre commune prises par téléphone portable)

- Voir ci-dessous

 
 
Règle du jeu (rappel)
 

Le laboratoire du « bien commun ? » est un temps d’expérimentations conçu comme un jeu collectif. L’expérience de chacun est proposée au groupe, premier public, premier critique ; elle se construit pour et par ces premiers regards, ces premières paroles. La succession des rencontres constitue une communauté de création existant aussi bien dans les actions singulières de chacun de ses membres, que dans la mise en œuvre de/d’un projet(s) commun(s). La seule règle étant : “ Expérimenter avant de dire ”. C’est à partir de ce qui se met en jeu que se construit la rencontre et s’élaborent les projets.

Concrètement, chaque lundi sous le regard et l’écoute de deux des membres fondateurs de (CAP)*, chacun des participants de la séance vient proposer un « acte » aux autres participants, qui eux-mêmes peuvent (ou non) rebondir sur la proposition. L’acte s’empare indifféremment de tous les supports possibles (texte, images, corps, sons, espaces…), sa validité réside dans ce qui le constitue comme fragment potentiel de l’écriture d’un projet commun. Les actions menées dans le laboratoire sont systématiquement captées sur un support audiovisuel ou textuel. Une mémoire de l’atelier se constitue, permettant le travail d’analyse et de critique, puis l’élaboration progressive du projet final.

 

Il est possible d’utiliser de la vidéo ou du son, sous réserve de nous prévenir à l’avance pour que l’on prévoit le matériel nécessaire.

Si l’un des participants apportent du matériel (papier, pinceaux, peinture, pellicule, cassettes audio ou vidéo…), il est évidents que, dans des limites convenues en commun, les frais sont pris en charge par (CAP)*.

 
Les prochains lundis
Janvier 2007 : 15, 22, 29. Bonne année à tous !!!

Les classes ouvertes sont ouvertes à qui veut. Il suffit d’avoir seize ans révolus, d’adhérer à l’association des Amis de (CAP)*(15 € par an) et de s’acquitter d’une participation de 3 € par séances. Les séances ont lieu dans la salle Lissenko des Studios Albatros, 52 rue du Sergent Bobillot à Montreuil (Métro Croix de Chavaux) et durent 3h : de 20h00 à 23h00.

 
 
 
Trois images de
Œuvre commun du 19 décembre 2006





 

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Published by Bernard Bloch - dans CLASSES OUVERTES
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