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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 18:52
(CAP)*          prononcer « capétoile »
Classes ouvertes 2006-07   lundi 11 décembre 2006

 

Modérateurs

Bernard Bloch et Dominique Aru
 
Participants

Bernard Bloch, Jehanne Gaucher, Régis Bonvillain, Béatrice Duport, Philippe Dormoy, Chloé Houbart, Marie-Hélène Gripekoven, Sophie Cohen, Antoine de la Morinerie, Françoise Retel, François Duconseille, Michèle Cires Brigand, Thierry Gary, Dominique Aru…

 
Pratique

> Le blog du « bien commun? » pour consulter les compte-rendus, les documents ou apporter un commentaire : http://capetoile.over-blog.com/

 

> un classeur est disponible pour recueillir les textes et documents que vous souhaitez mettre en partage, pensez à faire des photocopies.

 

Le laboratoire du « bien commun ? »

Rappel de la séance du 04/12 – Ceux qui n'y ont pas participé se laissent raconter ou questionnent ceux qui y étaient. L'enchantement domine. Des mots reviennent "La veille - la veille du départ – Le Soleil – Pompéi – La Grèce – La Mer - Le stade Olympique…" Malgré l'exercice laborieux qui consiste à se souvenir ensemble, la proposition de Bernard de faire un rêve éveillé en commun la séance précédente a fait l'unanimité. La joie et les rires demeurent.

 

> Sophie exprime cependant son envie de faire le même exercice, mais sans parole "La parole m'a gênée"; Elle propose que chacun laisse filer son rêve à partir d'une couleur pour ensuite dessiner, et peindre en commun le rêve singulier que chacun aura vécu seul, mais en même temps. Elle a apporté du matériel (feuilles, crayons, peinture…)

 

> Marie-Hélène, elle, a apporté un livre évoquant le travail du peintre Gasiorowski (cliquez ici pour un texte consacré à lui). Elle exprime la force du travail de ce peintre (fiction autobiographique, reconstitution de scènes de guerre, refus de la socialisation, régression…). Elle nous lit l'extrait d'un texte. En lien avec ceci, elle posera un acte lors d’une prochaine séance.

 

> Suit une nouvelle discussion autour de "Forets" de Wajdi Mwaouad.

 

> Bernard revient sur Jeff Wall qui a été pour lui une découverte. Ce travail rend terriblement étrange l’extrême du quotidien. Par exemple cette photo de famille que François nous avait envoyée est tellement mise en scène qu’elle rend le familial (familier !!!) étranger.

Bernard pose une question : Existe-t-il des histoires qui ne soient pas familiales ? Le débat reste ouvert.

Voici la photographie de Jeff Wall illustrant l’article du Monde évoqué par Béatrice lors de la séance du 4 décembre, cette photo est visible dans l’exposition de la Galerie Marian Goodman

In front of a nightclub, 2006, (225X365cm)
 


Quelques photos supplémentaires ici...


> Philippe a apporté des pierres de rêve.

 

> Chloé veut nous lire Macbeth de Shakespeare.

 

> Thierry, lui, a amené Télérama et plus particulièrement un article " Des villes à dormir debout".

 

> François a mis dans le trésor commun "Atlas" de Jorge L. Borges 

 

> Dominique "Rêves de rêves" d'Antonio Tabucchi, 

 

> Jehanne aimerait pousser la question de la Représentation du Monde. Le monde (bien commun par excellence) a-t-il la moindre réalité en dehors de ses représentations ? Elle met au pot commun un livre étonnant qui tente de représenter par des dessins les diverses représentations du monde selon les civilisations qui peuplent notre planète.

 

> Françoise nous parle d'un livre qu'elle a beaucoup aimé écrit par George Amado "Toskaïa Grande" qui raconte la naissance et la chute d'une communauté au moment où les lois et la hiérarchie viennent chercher à organiser l’utopie communautaire.

 

Tous ces matériaux, livres, objets, outils, crayons, papiers sont posés par terre au milieu de notre cercle

 

> C’est alors que Sophie réitère sa proposition. Résistances. Nous avons du mal à nous lever de nos chaises. Plusieurs autres propositions cherchent à « prendre le dessus ». Finalement, nous nous mettons d’accord sur l’idée du rêve coloré sans parole. Après avoir rêvé une couleur de notre choix, nous nous sommes tous emparés de stylos, crayons, feutres et aquarelle… et avons créé seul, à deux ou à plusieurs quelques "œuvres" que nous avons ensuite commentées.

 

 











> La séance s'est terminée par la lecture d'un rêve écrit par Tabucchi (celui de Rimbaud).

 
Commentaires

> cette dernière séance a pu paraître à certains un peu décevante par rapport à la précédente. Ce serait une erreur à mon sens (BB) de le penser. Ce fut à mon sens une séance très riche de potentialité. Une séance de « digestion » commune. Les univers esthétiques qui se sont ouverts avec le surgissement par exemple de Jeff Wall et de Gasiorowski n’ont pas fini de nous bousculer.

 
 

Tentatives de définitions du « bien commun ? » (à compléter au fur et à mesure)

> l’énergie qui circule entre les corps (cf proposition Olivier du 6) > la « fête » en arrière fond

> l’autre comme une partie de soi-même

> une densité de présence des corps

> ce qui nous appartient et que l’on partage

> à quoi peut bien ressembler un rêve commun 

> le temps passé ensemble

> la discussion collective

> aider chacun à assouvir ses désirs

> le désir qui passe dans le groupe

> les histoires de famille

> la mort bien et/ou mal commun

 

Le lexique du « bien commun ? » (à compléter au fur et à mesure)

Un bien, le bien, bene, un lieu commun, un lieu public, la place, le forum, la ville, la chaise, la commune, les communs, le commun des mortels, commun, la communale, l’école, la classe (morte, cf. T. Kantor), la table, les bains-douches (le bain commun), le bitume, le trottoir, les chaussures, l’enfance, le langage, la mort (le lot commun), la pluie, la gravité (universelle), ce qui « est à tout le monde », les transports en commun, ce (ceux) qui s’oppose(nt) à la société (le diable, la pollution, les délinquants), l’écriture, la discussion, le temps, le rêve, le rire, la famille, les histoires, les mythes, les traditions, les contes, l’outil, l’armée, le sel, les excréments

 
Bibliographie et documentation
Eureka street de Robert Mc Liam Wilson (1996)
Un enfant de Thomas Bernhard
Façons d’endormis – façons d’éveillés d’Henri Michaux (éd. l’Imaginaire Gallimard)
La classe morte de Tadeusz Kantor
Mal vu, mal dit de Samuel Beckett (éd. De Minuit)
Le design d’exclusion – photos de Marc Pataut
La bible
L’histoire du communisme raconté aux malades mentaux de Mattei Visniec
Les villes invisibles d’Italo Calvino
La ville, la rue et le commencement de la politique. Le monde rêvé de Chloé par Michel Agier
Le maître fou de Jean Rouch
L’enfant criminel de Jean Genet
Peines de mort – histoire et technique des exécutions capitales de Martin Monestier
Rafael, dernier jour de Gregory Mac Donald
Paul Virilio, livres et expositon « ce qui arrive » Fondation Cartier en 2003 http://www.onoci.net/virilio/index.php
la complexité du vivant rencontre avec Claude Régy et Jean-Claude Ameisen, Lundi 13 octobre 2003 au Théâtre de la Colline - http://www.colline.fr
Forêt de Wajdi Mouawad
La sculpture du Vivant de Jean-Claude Ameisen
Les photographies de Jeff Wall – http://en.wikipedia.org/wiki/Jeff_Wall
Le spectacle Un bloque, Francisco Ruiz de Infante - Loïc Touzé - La ferme du buisson 1997
L’invention de Morel  de Bioy Casarès (ed 10/18)
Corpus Christi documentaire de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat(ARTE ) http://www.arte.tv/christianisme
L’image peut-elle tuer de Marie-José Mondzain (ed Bayard)
Rêves  de Kurosawa
Les peintures aborigènes
Points de suspension de Peter Brook (ed Points-essais)
Rêves de rêves de Antonio Tabucchi
Gérard Gasiorowski > à lire > http://www.voixduregard.org/12-Morsillo.pdf
"Des villes à Dormir debout" (article Télérama)
Atlas de Jorge L. Borges Gallimard
Toskaia grande de Georges Amado
Mémoire – traces

> François (enregistrements sonores du rêve silencieux + photos + films)

> peintures, dessins

 

Règle du jeu (rappel)

Le laboratoire du « bien commun ? » est un temps d’expérimentations conçu comme un jeu collectif. L’expérience de chacun est proposée au groupe, premier public, premier critique ; elle se construit pour et par ces premiers regards, ces premières paroles. La succession des rencontres constitue une communauté de création existant aussi bien dans les actions singulières de chacun de ses membres, que dans la mise en œuvre de/d’un projet(s) commun(s). La seule règle  étant : “ Expérimenter avant de dire ”. C’est à partir de ce qui se met en jeu que se construit la rencontre et s’élaborent les projets.

Concrètement, chaque lundi sous le regard et l’écoute de deux des membres fondateurs de (CAP)*, chacun des participants de la séance vient proposer un « acte » aux autres participants, qui eux-mêmes peuvent (ou non) rebondir sur la proposition. L’acte s’empare indifféremment de tous les supports possibles (texte, images, corps, sons, espaces…), sa validité réside dans ce qui le constitue comme fragment potentiel de l’écriture d’un projet commun. Les actions menées dans le laboratoire sont systématiquement captées sur un support audiovisuel ou textuel. Une mémoire de l’atelier se constitue, permettant le travail d’analyse et de critique, puis l’élaboration progressive du projet final.

 

Il est possible d’utiliser de la vidéo ou du son, sous réserve de nous prévenir à l’avance pour que l’on prévoie le matériel nécessaire.

 

Les prochains lundis >>>>> 18décembre >>>> puis >>>> 15, 22, 29 janvier et 5 février

Nous continuerons à accumuler des matériaux jusqu’aux vacances scolaires de février. La séance du 5 février, sera consacrée à faire une recension et une sorte de bilan des séances qui auront eu lieu depuis début novembre, dans le but de commencer à approfondir le matériau rassemblé.

Les classes ouvertes sont ouvertes à qui veut. Il suffit d’avoir seize ans révolus, d’adhérer à l’association des Amis de (CAP)*(15 € par an) et de s’acquitter d’une participation de 3 € par séances. Les séances ont lieu dans la salle Lissenko des Studios Albatros, 52 rue du Sergent Bobillot à Montreuil (Métro Croix de Chavaux) et durent 3h : de 20h00 à 23h00.

 

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Published by Bernard Bloch - dans CLASSES OUVERTES
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